- / LBR.ca / - Devant l’avalanche de révélations confirmant le manque d’étique du parti libéral du Canada (PLC) et leur mépris des lois et des institutions du Québec, il serait inconcevable que ce parti soit réélu. Le PLC refuse de reconnaître l’existence même du peuple québécois. Au nom de sa perception de l’unité nationale, figé dans le statu-quo, il méprise les lois et se permet de recourir aux pires excès (octobre 70, octobre 95, milliards de publicité, détournement de fonds, vol d’information) pour faire échec à un projet tout à fait légal et démocratique qui a l’appui de 50% de la population du Québec.
On dira, comme certains prosélytes qu’il faut faire abstraction des hommes et soutenir l’esprit libéral qu’incarne le PLC. C’est bien là que le bât blesse. Ce parti d’usurpateurs (au Québec il a même retiré le nom officiel du parti de ses affiches) n’incarne plus le libéralisme. Il s’est maintenu au pouvoir sous de fausses représentations, en démonisant ses adversaires, en achetant les consciences avec le concours des médias fédéralistes. Si Québécois et les Canadiens ont de bonnes raisons pour mettre fin à ce régime, malgré leurs divergences, ils ont une bonne raison en commun, soit la sauvegarde de notre système démocratique.
Avec cet objectif en tête, pour ne pas être complice, il faut d’abord aller voter. Et pour permettre au PLC de se renouveler et de se refaire une crédibilité, mieux vaut voter pour le candidat qui a le plus de chances de remplacer un libéral. L’abstention, l’annulation, le vote pour un tiers parti qui a peu de chance de percer, voilà autant de façons de contribuer au maintien du statu quo et retarder la vraie réforme du PLC.