Lorsque j’arrive chez moi, après avoir assisté à mon cours de philo, je raconte tout à ma mère. Je lui raconte ce qui se passe dans le monde à propos de la guerre, de la pauvreté, de l’effet de serre, de la politique et bien d’autres sujets qui me mettent toute à l’envers. Je l’informe sur ce dont j’ai été informée dans l’espoir qu’elle dira «Ayoye! Faut trouver quelque chose à faire pour changer le monde!», mais non, tout ce qui lui vient en tête c’est : «Bon t’as encore été à ton cours de philo là! Qu’est -ce que tu veux qu’on fasse pour ça! Regarde-toi donc avant de vouloir changer le monde, t’as un char, tu vas toujours au resto pis tu fais de la gaspille dans l’épicerie.» Après avoir tout entendu, ça réussit à me convaincre qu’il faut que je change. Donc lorsque que je lui dis que j’ai le goût de vendre mon auto parce que je commence à me trouver pas mal égoïste d’avoir ce mode vie, elle me répond, «Ben là, tu viens de l’acheter! Ton cours de philo est en train de te transformer, je ne te reconnais pas, c’est presque une secte cette affaire là!» Donc après lui avoir parlé de ce que je voulais faire pour changer le monde, je suis plus découragée qu’autre chose, je me dis qu’elle a raison que l’on ne peut rien faire jusqu’à ce que je retourne à mon cours de philo et m’encourage à nouveau à changer le monde, et ainsi de suite.
Est-ce que les adultes nous ramènent toujours sur terre pour les bonnes raisons? D’accord, lorsque que l’on veut grimper sur un pont pour s’amuser, ils ont raison de nous ramener les deux pieds sur terre en nous en empêchant. Mais lorsque que l’on veut changer notre mode de vie pour améliorer l’effet de serre, lorsque l’on veut partir à l’autre bout de la terre pour aider les enfants qui vivent dans la pauvreté, lorsque l’on veut dénoncer l’utilisation d’uranium appauvri dans les pays en guerre, quand on veut empêcher les autres pays d’importer des jeunes filles afin de les faire danser dans des clubs de danseuses sans leur consentement, enfin, lorsque l’on veut faire tout ce qui est en notre pouvoir pour changer le monde dans lequel nous vivons, ont-ils raison de nous ramener à l’ordre en nous décourageant? C’est nous, les jeunes, qui avons le pouvoir de changer le monde! Nous avons le pouvoir d’être informés sur ce qui nous entoure. Aujourd’hui, nous avons accès à tout pour détenir l’information du monde entier, et c’est grâce à cela que l’on peut emmener le monde à changer! Il faut faire quelque chose afin que nos petits enfants soient fiers du monde qu’on leur aura construit. Mais malheureusement, le problème qui se produit chez moi après avoir été conscientisée, c’est le problème de plusieurs autres adolescents. Les adultes d’aujourd’hui, n’ont pas eu la chance d’être informés comme nous le sommes. Donc ils ne peuvent pas avoir la même pensée que nous, et c’est à nous de lutter contre cela et de changer leurs idées qui sont si bien ancrées.
Ainsi, si nous voulons prendre notre place de citoyen conscientisé dans ce monde et aider la planète à mieux vieillir, nous devons à tout prix changer ce problème qui nous immobilise. Pour ce faire, une solution existe : du moment où nous devenons un bon citoyen qui a le désir de changer lui-même son mode de vie, qui a le pouvoir d’être informé et qui veut contribuer à changer le monde. Mais que malgré toutes ces bonnes intentions, il se voit découragé par ses proches qui ne croient pas à ce qu’on leur explique puisqu’ils n’ont pas été conscientisés. Et bien au lieu de les apeurer avec tout ce que l’on sait, et de ce fait provoquer des prises de becs, la chose à faire, serait d’essayer de comprendre ce qu’eux font afin d’aider. Et suite à cela, il faudrait renforcer positivement ce qu’ils font de bien pour aider le monde. Car il est important de savoir que chacun a sa place et ses capacités. Que ce soit en gardant des enfants et en les conscientisant au recyclage ou bien en allant aider les enfants du Brésil qui vivent dans des sociétés sans issues, tout cela a une importance. Donc, si l’on essaie de comprendre ce que font nos parents pour aider la planète et qu’on les encourage toujours de plus en plus, et bien ils risquent fort de devenir des citoyens de plus en plus conscientisés, ce qui enrayerait notre problème de se sentir découragés par eux lorsque nous avons le désir d’un monde meilleur, puisque eux aussi finiront par avoir le même désir que nous.