Cela fait quasiment l’unanimité : la dernière mésaventure d'Astérix et d'Obélix, Le ciel lui tombe sur la tête, signée seule par Albert Uderzo, atteint des sommets de bêtise...
2005-11-19 09:45 - Commentaire d'opinion
Cela fait quasiment l’unanimité : la dernière mésaventure d'Astérix et d'Obélix, Le ciel lui tombe sur la tête, signée seule par Albert Uderzo, atteint des sommets de bêtise et constitue une énième injure à la mémoire de René Goscinny (décédé en 1977), le génial auteur des textes assortis aux premiers albums. Si Uderzo est un remarquable dessinateur, il n’est en revanche qu’un piètre scénariste, et ses « Astérix » faits en solo entachent d’une certaine manière ceux faits en duo avec Goscinny.
Comme Uderzo a refusé qu’il y ait une suite aux deux films avec Clavier et Depardieu dans le rôle des légendaires compagnons pour cause de non respect par les producteurs de l’œuvre originale, la succession Goscinny devrait empêcher Uderzo de sévir à nouveau pour le même motif. J’en appelle à Anne Goscinny, fille unique de René, qui sait ce que c’est un bon texte.
Si, par malheur, on laisse Uderzo commettre de nouveaux navets mettant en scène les irréductibles Gaulois, qu’on s’oppose au moins à ce que le nom du prince des bédéistes y apparaisse, par respect pour qui a écrit : « Eh oui… il ne faut jamais parler sèchement à un Numide. » (Le Domaine des dieux, p. 20).