- / LBR.ca / - Cela lève le cœur de voir deux candidats de gauche comme Pierre Dubuc et Jean Ouimet s’en prendre à André Boisclair sur la question de sa consommation passée de cocaïne, dans le seul but d’effrayer les membres du PQ. La gauche au Québec passerait l’arme à gauche si elle était dirigée par ces deux candidats à la noix. Jamais Françoise David, de l’Option citoyenne, ni Amir Khadir, de l’Union des forces progressistes, ne se seraient abaissé à attaquer André Boisclair sur un terrain aussi merdique. C’est sur celui des idées qu’ils l’auraient fait.
Si un quarteron de petits candidats a attendu pratiquement jusqu’à la fin de la course à la chefferie pour ressortir cette histoire, c’est qu’il pressent qu'André Boisclair va l’emporter malgré tout ce qu’on aura tenté contre lui, et qu’en désespoir de cause, tous les coups sont désormais permis. On se croirait aux États-Unis du temps d’un Clinton harcelé pour avoir fumé de la marie-jeanne (sans l’avoir inhalée) ou pour s’être fait halé le cigare. Minable!
Cette affaire prend des proportions si invraisemblables qu’il est à se demander si l’homosexualité avouée de Boisclair n’est pas ce qui inquiète vraiment nos moralistes jetant la première pierre, qui estiment peut-être que le Québec n’est pas prêt à élire un premier ministre homosexuel, pas plus qu’il ne serait prêt à le suivre sur la route de l’indépendance. Mais comme ils ne peuvent aborder le sujet…
Si les membres du PQ ont la sagesse d’élire un homme comme André Boisclair à la tête de ce parti, les Québécois auront de même la sagesse d’élire un jour le même homme à la tête du gouvernement. Et lors d’un éventuel troisième référendum, si le camp du NON fait l’erreur de ressortir l’histoire de la cocaïne, il se passera ce qui se passe maintenant : voyant le fier Boisclair attaqué injustement, les Québécois n’ont qu’un seul réflexe : le défendre.