«Katrina» : «Une leçon à en tirer.» (Kofi Annan)[1]
Un commentaire de Sylvio Le Blanc
2005-09-12 06:48 - Commentaire d'opinion
Montréal, le 10 septembre 2005 - / LBR.ca / - Il semble que du fait du réchauffement de la planète, et en particulier des eaux océanes, il y aura de plus en plus d’ouragans de la force de «Katrina» (on parle de catastrophe naturelle – un «Act of God», ce qui arrange bien des mortels –, mais il faudrait peut-être créer un néologisme pour dire que l’homme est maintenant en cause, la nature avec lui ayant perdu de son naturel). La tragédie que vivent des États-Uniens du Sud pourrait donc se répéter dans le présent siècle plus souvent que normalement.
Voilà un moment propice pour les États-Unis, le plus grand responsable des maux environnementaux actuels, de faire un examen de conscience. Avec ses énormes capacités, il pourrait faire beaucoup pour soulager notre planète des traumatismes qu’elle subit sans discontinuer.
Mais c’est espérer beaucoup de l'Oncle Sam, noyauté qu’il est par les valets d’une minorité de possédants qui ne pensent qu’à deux choses : faire rouler l’économie pour engranger des profits et assurer leur pérennité.
Ce que je souhaite aux États-Unis c’est un tsunami qui ferait le ménage à la tête de l'État et dans la tête de plusieurs États-Uniens (comme ceux qui voient en Pat Robertson un pote). Voilà qui ferait avancer le monde.
Pour finir, on sait que Castro a offert à Bush d’envoyer 1100 médecins et des tonnes de médicaments pour soulager la souffrance dans le pays le plus riche qui soit (quelle générosité tout de même de la part d’un petit pays manquant lui-même cruellement de ressources, situation en partie due au «blocus» que l’on sait). Bush aurait-il fait pareil si pareille épreuve avait frappé les Cubains? Quand on se rappelle l’épisode des agents de la CIA qui ont empoisonné l’eau potable des Cubains dans les années soixante, je crois qu’il aurait plutôt applaudi puis se serait croisé les bras, tout ce qui concourt à l’affaiblissement de Cuba étant le bienvenu.