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Leçon d'humilité de M. Bernard Landry

Quelle humble personne que ce M. Bernard Landry
2005-06-06 19:42 - Commentaire d'opinion

- / LBR.ca / - Pour avoir longtemps été un militant actif dans le comté Roberval et, par la suite, dans celui de Jonquière, je vois dans la démission de M. Landry une occasion idéale pour les 'vieux' militants, étant élus dans différents poste de la structure du parti Québécois, de faire la même réflexion que notre chef déchu. En effet, plusieurs personnes s'accrochent au pouvoir du poste qu'ils remplissent, si petit soit-il, sans se soucier de l'opinion des gens qui les entourent.

Autant dans les hautes sphères du Parti (les Facal, Boisclair et cie) qu'au niveau des exécutifs régionaux (moi-même et bien d'autres), des gens ont de nouvelles idées à véhiculer, de nouvelles façons de faire à différents points de vue, tel la souveraineté, et ne sont pas écoutés. Par exemple, après avoir écrit un article dans la rubrique 'opinion du lecteur' concernant ma vision personnelle de la politique dans mon comté, je me fait demander comment se fait-il que j'ais agit ainsi, en sous-entendant qu'il faille que je demande presque la permission à l'exécutif du comté. Après ça, il n'est pas surprenant que des militants bien intentionnés se tassent, comme je l'ai fais à Jonquière.

Les différentes écoles de pensées qui s'affrontent depuis les années '80 à l'interne du parti Québécois lors des conseils nationaux ou des congrès m'ont toujours frappé par leur intensité, pour le peu que j'y ais assisté. Ces guerres fratricides ne devraient jamais être visibles aux yeux du publique.

Cependant, il y en a dans tous les partis de ces malheureuses guerres. Mais dans ceux-ci, la façon est plus discrète et les militants semblent plus souvent qu'autrement se rallier à l'idée la plus forte plutôt que de se battre contre presque un ennemi. Les tapes sur la gueule se donnent en privé, ou, à tout le moins, à huis clos.

M. Landry vient de nous donner une belle leçon d'humilité en démissionnant avec un appuis de (seulement dit-il!) 76,2%. Il nous démontre, avec éclat peut-être, mais avec tact et réalisme qu'il est parfois préférable de passer le relais à un autre pour gagner une course à relais aussi importante pour notre peuple que celle de la souveraineté du Québec plutôt que penser y parvenir seul et manquer son coup par essoufflement.

M. Landry a dit qu'il serait là, comme simple militant pour continuer cette démarche inévitable pour le Québec. Le combat de la souveraineté n'est pas le combat d'un seul homme, il est celui d'un peuple. Et ça, lui, il l'a compris.

Gaston Hébert
Jonquière

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