Aujourd’hui, c’est ma fête, j’ai 55 ans! Ça ne change pas le monde mais c’est tout comme!
Non! Ça ne change pas le monde mais la manière dont je le perçois.
2005-04-06 07:21 - Éditorial
- / LBR.ca / - Non pas parce que c’est 55 ans, 56 ans ou 53 ans, mais parce qu’à un certain moment de la vie, les choses qui m’interpellent ne se présentent plus de la même façon. Mon comportement général se modifie subtilement et, au cours du temps, de nouvelles préoccupations naissent ou encore s’intensifient tout simplement. Elles couvrent divers aspects intellectuels et physiques de mon quotidien et même si elles sèment en moi une certaine angoisse, elles ont un pouvoir d’animation important et sont aussi de merveilleux stimulants.
Dans ce nouveau décor, les gens qui m’entourent m’apparaissent sous des angles nouveaux et mon ouverture à la différence se raffermie. Des sujets spécifiques retiennent plus particulièrement mon attention. C’est le cas actuellement pour certains points tels: le développement régional avec l’exode des jeunes et de la population en général; la condition féminine et la place des femmes à l’intérieur des diverses instances politiques; le comportement de la société face à ses aînés en regard du vieillissement de l’ensemble de la population; la santé et la qualité de vie confrontées à un système économique de plus en plus poussé; le thème de l’environnement constamment opposé à l’économie; le développement durable; l’accroissement de la violence sous toutes ses formes; la précarité de la paix partout dans le monde; le développement de la spiritualité individuelle versus les grandes religions. Un tourbillon de questions et de préoccupations qui me poussent sans cesse à la quête du savoir et à intervenir afin de mettre mon grain de sable dans le cours des choses.
Je suis certes une quantité négligeable à l’intérieur du grand système. Mais aussi infime soit-elle, cette petite partie peut être la cause de bouleversements importants. Il me vient en tête l’histoire de « l’effet papillon ».
« Un battement d'aile de papillon à Paris peut provoquer quelques semaines plus tard une tempête sur New-York. Cette image décrit l'effet papillon tel qu'il a été mis en évidence par le météorologue Edward Lorenz. Il a découvert que dans les systèmes météorologiques, une infime variation d'un élément peut s'amplifier progressivement, jusqu'à provoquer des changements énormes au bout d'un certain temps. Cette notion ne concerne pas seulement la météo, elle a été étudiée dans différents domaines. Si on l'applique aux sociétés humaines, cela voudrait dire que des changements de comportement qui semblent insignifiants au départ peuvent déclencher des bouleversements à grande échelle. »
Aujourd’hui, force est de constater que l'information – quantité, diversité et qualité – circule avec une facilité déconcertante entre les différents acteurs de la société. De plus, beaucoup de gens sont actuellement à redéfinir leurs valeurs et leur attentes face au travail, au système économique, à la répartition de la richesse et bien sûr à la santé et la qualité de vie. Dans ce contexte, l’information devient un élément important de ce processus de transformation sociétale. Et, pour moi, la collecte de l’information, son traitement, son choix et sa diffusion sont au cœur de mes préoccupations quotidiennes, c’est mon « dada »!
Finalement, vu sous cet angle là, je crois bien que le monde a encore changé un peu aujourd’hui.