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Solutions à la crise forestière

Se réapproprier la forêt de façon créative
2007-11-21 09:48 - Communiqué de presse

Aldé Gauthier, quant à lui, a expliqué qu’il faisait partie de la nouvelle génération d’ingénieurs forestiers qui ont été formés en fonction des impacts du film de Richard Desjardins, l’Erreur Boréale.
Aldé Gauthier, quant à lui, a expliqué qu’il faisait partie de la nouvelle génération d’ingénieurs forestiers qui ont été formés en fonction des impacts du film de Richard Desjardins, l’Erreur Boréale.

Saint-Félicien, 19 novembre 2007 – / LBR.ca / - La communauté doit se réapproprier la ressource forestière et doit briser la symbiose néfaste entre les compagnies exploitantes et la possession du couvert forestier. Voila le consensus ressorti lors d’un échange entre citoyens et spécialistes au sujet de l’exploitation de la ressource forestière qui eut lieu jeudi dernier, à l’Hôtel du Jardin de Saint-Félicien.

Aldé Gauthier, ingénieur forestier pour la Commission régionale des ressources naturelles et du territoire, Michel Bouchard, de l’Agence de gestion intégrée des ressources (l’AGIR), qui oeuvre dans le secteur de la MRC Maria Chapdelaine, et Louis-Michel Tremblay, chargé de projet pour le Centre de solidarité internationale du Saguenay—Lac Saint-Jean en Équateur et au Burkina Faso, étaient les invités du Bar de la citoyenneté.

Michel Bouchard a cité Albert Einstein afin de résumer ce qui se passe depuis 20 ans dans l’industrie de la forêt au Québec, « La folie c’est de se comporter de la même façon et s’attendre à un résultat différent. » Il a ajouté que les gens de la région ont une attitude « attentiste » de la part des compagnies forestières et du gouvernement et qu’il faut stimuler l‘émergence d’initiatives nouvelles par rapport au développement de la forêt. À ce sujet Mme Hélène Boivin, une participante de la communauté de Mashteuiastsh, a ajouté que la forêt, pour les autochtones, c’est bien plus que des 2 x 4, « La forêt c’est un milieu de vie. Ce milieu est étroitement lié à notre identité culturelle. Pour nous un arbre c’est un canot, des paniers. La forêt comporte des richesses au niveau des plantes médicinales. Ça c’est un créneau de développement intéressant! »

Concernant la foresterie québécoise, un autre des problèmes soulevés lors de ce débat est que la ressource n'est pas disponible pour des projets novateurs. Ainsi, puisque les industries forestières possèdent exclusivement les ressources ligneuses publiques, l'approvisionnement des autres promoteurs est très difficile.

Louis-Michel Tremblay, chargé de projet en Équateur et au Burkina Faso a soulevé des parallèles intéressants avec certains problèmes liés à l’exploitation forestière dans les pays en développement. Les projets menés là-bas se font avec les communautés avoisinantes à la forêt. Le Centre de solidarité internationale les soutient logistiquement afin qu’elles protègent le territoire tout en développant des projets qui leur assurent un avenir économique. Les initiatives en écotourisme en sont un exemple. Selon Louis-Michel Tremblay, la solidarité qui unit les communautés de l’Équateur et du Burkina Faso autour de leur avenir collectif devrait nous inspirer ici « Devant l’adversité, on est plus unit », mentionne ce dernier.

Aldé Gauthier, quant à lui, a expliqué qu’il faisait partie de la nouvelle génération d’ingénieurs forestiers qui ont été formés en fonction des impacts du film de Richard Desjardins, l’Erreur Boréale. « Nous sommes très en retard par rapport à se qui se fait dans les pays scandinaves. Là bas, ils ont au moins une génération d’avance », soulève-t-il au sujet de la façon dont on aménage la forêt ici.

La Commission régionale des ressources naturelles et du territoire, pour laquelle M. Gauthier œuvre, a un rôle de concertation régionale concernant les initiatives reliées à la forêt. Cette commission nouvellement formée devra donner des avis auprès de la Conférence régionale des élus.

Plusieurs participants à ce débat n’étaient pas nécessairement familiers avec l’enjeu forestier. « Par cet exercice, on prouve qu'il n'est pas nécessaire d'être un expert pour être un citoyen actif, explique Dominique Dufour, l’un des organisateurs de l’activité. Il mentionne également « qu’on peu participer au débat en questionnant, en s'informant et en amenant un nouveau regard sur une problématique complexe. D'ailleurs, être néophytes est considéré comme élément facilitant la créativité dans une recherche de solutions. »

Cette activité se déroulait dans le cadre des Journées québécoises de la solidarité internationale qui avait pour thème cette année « Contrôlons l’exploitation minières et forestières, ici et ailleurs dans le monde. » Elle était organisée conjointement par Démokratia, le Regroupement Action Jeunesse 02 et le Centre de solidarité internationale du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

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Source : Judith Camier
Coordonnatrice Corporation Démokratia
(418) 679-3686
info@demokratia.ca

Information : Frédéric Beaulieu,
Centre de solidarité internationale du SLSJ
(418) 668-5211, poste 230

Dominique Dufour
Regroupement action jeunesse-02
(418) 547-2102 poste 237

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