Saguenay, le 5 septembre 2007 – / LBR.ca / - « La mise en place d’un système de répartition de la valeur des crédits de carbone proportionnel au maintien d’activités dans les régions qui ont subi une fermeture d’usine, est une mesure nécessaire pour assurer un partage équitable des revenus liés à la future bourse du carbone » de déclarer M. Roger Boivin, président du Groupe Performance Stratégique Inc. (GPS) au terme d’une étude sur la mise en place d’une bourse du carbone au Canada. Réalisée à la demande du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida (SNEAA), du Syndicat des employés d’Énergie électrique Québec (SEEEQ), du Syndicat des employés des Installations portuaires (SEIP) et du Syndicat national des travailleurs de l’aluminium de Beauharnois (SNTAB), l’étude révèle que l’instauration d’un système d’échange des droits d’émission de carbone (bourse du carbone) deviendra sous peu une très importante source de revenus pour les entreprises qui vendront annuellement ces crédits de carbone.
Un fonctionnement qui s’apparente à une bourse
Le système de « bourse du carbone » est un marché qui fonctionne comme celui des actions, où il y a des acheteurs, des vendeurs et des intermédiaires (les courtiers). Cependant, au lieu d’y négocier des actions, on y négocie des droits ou des crédits d’émissions annuels de carbone (CO2).
Le fonctionnement de base est le suivant : les entreprises se voient d’abord imposer par le gouvernement des quotas d’émissions qu’elles doivent respecter. Celles qui ne réussissent pas à respecter leurs quotas doivent acheter des droits (des crédits) pour continuer à émettre du carbone. À l’opposé, une entreprise qui réussit à abaisser ses émissions en deçà du quota qui lui a été fixé, obtiendra des crédits de carbone, qu’elle pourra vendre sur le marché.
Une proposition pour éviter les effets pervers
Généralement, les baisses d’émissions de quantités de carbone sont le résultat de l’introduction de nouvelles technologies ne mettant pas en péril la poursuite des activités industrielles déjà en cours dans une région donnée. Là où il y a un effet pervers, c’est lorsque les baisses d’émissions de carbone sont la conséquence d’une cessation complète des activités industrielles dans une région. L’entreprise qui possédait l’usine fermée pourra alors vendre chaque année sa baisse d’émission de carbone liée à la fermeture, alors que le milieu touché par l’arrêt des activités industrielles ne recevra rien en compensation, c’est là que se situe l’éventuel effet pervers des bourses du carbone. « Pour éviter un tel effet pervers, nous proposons la mise en place d’une mesure de répartition de la valeur des crédits de carbone, proportionnelle au maintien d’autres activités économiques, dans les régions qui ont subi les fermetures d’usines, les régions d’où originent les baisses d’émissions de carbone », d’expliquer M. Boivin. Ainsi, plus une entreprise s’engagerait à maintenir d’autres activités sur le site d’éventuelles fermetures, plus elle recevrait une part importante de la valeur des crédits de carbone liée à l’arrêt des anciennes activités.
« À ce stade-ci du projet de bourse du carbone au Canada, l’introduction de cette mesure de compensation régionale est non seulement très faisable, mais surtout nécessaire au maintien d’un équilibre entre l’environnement, la rentabilité des entreprises et l’avenir des régions touchées par des fermetures d’usines fortement émettrices de carbone », de conclure M. Boivin.
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Source : Roger Boivin
Président du Groupe Performance Stratégique Inc.
(418) 540-5898
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