Au mois d’août, l’heure est au bleuet sauvage du Québec. Petit fruit santé bien de chez nous, il se démarque de tout ce qu’on retrouve sur le marché, et même de son cousin le bleuet de culture. Le bleuet sauvage du Québec, c’est tout simplement le plus bleuet des bleuets.
Août 2007 – - / LBR.ca / - Comme chaque année, les Québécois auront pendant quatre semaines la chance de profiter comme jamais des bénéfices du bleuet sauvage du Québec. En raison de ses vertus santé, de son goût exceptionnel, de son importance économique pour certaines régions et des liens étroits qui l’unissent à notre culture, le bleuet sauvage occupe une place unique dans l’univers des fruits et petits fruits. De plus, béni par Dame Nature, il bat tous les records côté concentration en antioxydants, ce qui fait de lui un allié de premier ordre pour lutter contre le vieillissement du corps et combattre certaines afflictions comme le cancer. Qui dit mieux!
Bleuets et Cie…
De tous les fruits et petits fruits, le bleuet sauvage est celui dont l’activité antioxydante par portion est la plus élevée. Le bleuet sauvage contient plus d’antioxydants que le bleuet de culture, la canneberge, la mûre ou encore la framboise. Côté légumes, seule la fève rouge peut lui faire compétition. Mais entre le bleuet sauvage et la fève rouge, nos papilles ont depuis longtemps rendu leur verdict. Avec ses 13 427 unités de pouvoir antioxydant par portion, le bleuet sauvage est un petit délice qui, sans l’ombre d’un doute, se situe dans une classe à part.
Antioxydant?
Un antioxydant est une substance protégeant les cellules des ravages causés par les radicaux libres. Molécules instables s’attaquant aux cellules, les radicaux libres peuvent aller jusqu’à causer des cancers. Les vitamines C et B, le bêta-carotène ainsi que les polyphénols sont les antioxydants les plus connus. Ils aideraient à prévenir le vieillissement, les cancers ainsi que divers problèmes cardiaques. Les anthocyanidines, une classe des polyphénols, font partie des antioxydants les plus performants. Très présents dans le bleuet sauvage, ils sont par ailleurs responsables de sa couleur bleue. Avec une activité antioxydante d’un tiers supérieure à celle de la canneberge et de deux fois supérieure à celle de la framboise, le bleuet sauvage du Québec, s’il n’est peut-être pas le roi de la jungle, est sans aucun doute le fruit alpha de la forêt boréale.
Vous avez bien dit sauvage?
Il fut une époque où le bleuet sauvage était le seul bleuet en ville. S’il est aujourd’hui qualifié de « sauvage », c’est pour opérer une distinction avec son jeune et dodu cousin le bleuet de culture. Nécessitant un sol froid et un climat nordique, les bleuets sauvages nous proviennent directement de la forêt, ou encore de bleuetières spécialement aménagées pour leur fournir un environnement naturel, adapté et peu contrôlé. Au Québec, l’exploitation du bleuet sauvage se fait principalement dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais aussi dans celles de la Côte-Nord et de l’Abitibi-Témiscamingue. Le bleuet sauvage, c’est une industrie qui crée des milliers d’emplois, et dont le chiffre d’affaires se situe dans les millions de dollars.
Que mange-t-il en hiver?
Presque uniquement présent dans l’est de l’Amérique du Nord, le bleuet sauvage est produit par un plant mesurant en moyenne 35 cm, et pouvant parfois atteindre jusqu’à 60 cm. Il affectionne les sols froids, très acides, tourbeux, sablonneux et humides. Il adore le soleil. Le plant du bleuet sauvage entre en floraison au mois de juin, et ses fruits atteignent leur maturité en début août. Dans les forêts, ils sont cueillis à l’aide d’un râteau spécial. Dans les bleuetières spécialement aménagées, ils sont le plus souvent cueillis à l’aide de moyens mécaniques ou semi-mécaniques. Plus savoureux, plus petit et plus sucré que le bleuet de culture, le bleuet sauvage est une vraie rareté, tant par sa nature saisonnière que par sa concentration en anthocyanidines, un antioxydant des plus puissants.
Des bleuets et des chiffres
En 2006, la production de bleuets sauvages du Québec a atteint 70 millions de livres. De cela, 55 millions ont été produites à partir de bleuetières spécialement aménagées, et 15 millions ont été récoltées en forêt. La grande majorité de ces bleuets, soit 67,5 millions de livres, a été mise en marché sous diverses formes transformées, et notamment sous forme de bleuets sauvages surgelés. Seule une fraction de la production globale, soit 2,5 millions de livres, a été écoulée à l’état frais durant le mois d’août dans les bleuetières, kiosques touristiques, marchés publics et dans certains marchés d’alimentation. L’Abitibi-Témiscamingue et la Côte-Nord, avec une production respective de 0,5 et 3,5 millions de livres, sont deux acteurs importants. Mais avec une production de 66,5 millions de livres en 2006, le Saguenay-Lac-Saint-Jean fait définitivement figure de goliath.
Une pléiade d’avantages santé
Sa haute teneur en antioxydants, la nature de ses phytonutriments ainsi que les diverses particularités de ses composantes rendent le bleuet sauvage bénéfique sur de nombreux plans. Il possèderait des vertus anti-inflammatoires, protègerait de certaines maladies et aiderait le corps à vieillir en santé. Il contribuerait à se prémunir du cancer ainsi qu’à ralentir la croissance de celui-ci, améliorerait les capacités motrices, permettrait de limiter les pertes de mémoire et préviendrait même le développement de la bactérie responsable des infections urinaires. Le bleuet sauvage protègerait le cerveau d’éventuelles attaques d’apoplexie, et contribuerait à réduire les risques de crises et maladies cardiaques en faisant diminuer le taux de mauvais cholestérol. Aussi, il est connu pour prévenir la fatigue oculaire tout en améliorant la santé générale des yeux. Et de plus, il est tout à fait approprié pour ceux et celles que concerne l’hypoglycémie.
Ennemi du cancer
Aux dires des docteurs Richard Béliveau et Denis Gingras, l’efficacité du bleuet pour lutter contre le cancer a été soulignée par des recherches scientifiques très récentes. Selon ces derniers, « les données scientifiques récentes suggèrent qu’une classe de molécules particulièrement abondantes dans les bleuets et myrtilles, les anthocyanidines, pourrait être responsable des effets antiangiogéniques de ces fruits et, de ce fait, contribuer à limiter la croissance des tumeurs. »
Une tradition culinaire bien de chez nous
La saveur distinctive et l’intensité gustative du bleuet sauvage en font le bleuet le plus recherché pour ce qui est des recettes et préparations culinaires. Les bleuets sauvages se surgèlent et se congèlent extraordinairement bien, s’adaptent à de multiples préparations, et par leur goût mémorable contribuent au succès des recettes les plus éclectiques. Véritable tradition culinaire québécoise, l’usage des bleuets pour des fins alimentaires remonte aux Amérindiens, qui les utilisaient à absolument toutes les sauces. Pour ceux-ci, le bleuet était tout simplement un don des dieux, et ils vouaient au petit fruit un véritable culte. Les Amérindiens l’utilisaient même à des fins médicales! Très présents dans la culture alimentaire canadienne-française, les bleuets sauvages occupent toujours, dans le Québec moderne, une place des plus enviables.
Un bleuet, plusieurs visages…
Délicieux et presque festif, le bleuet sauvage est offert à l’état frais pendant environ quatre semaines durant le mois d’août. Aussi, il est disponible à longueur d'année à l’état surgelé. Nutritif et savoureux, sa fraîcheur est dans ce dernier cas saisie peu de temps après la cueillette, ce qui assure une qualité des plus élevées. Au Québec, tous les bleuets surgelés sont des bleuets sauvages. De tous les fruits et petits fruits, c’est un de ceux qui se surgèlent le mieux. Vos bleuets sauvages surgelés auront une longévité de plus de deux ans! Et évidemment, le bleuet sauvage est aussi disponible, à longueur d'année, en de multiples formes allant du jus de bleuet au coulis en passant par une vaste sélection de confitures, tout aussi délicieuses l’une que l’autre. Le bleuet sauvage ne vous laissera jamais tomber. Peu importe son visage, il saura vous fournir, à l’année longue, votre dose d’antioxydants.
La perle bleue
Sœur Angèle, tout au long d’une carrière loin d’être terminée, n’a cessé de faire l’éloge du bleuet sauvage, un aliment qu’elle employait sans relâche. D’après ses dires, « le bleuet sauvage, c’est la perle bleue du Québec, c’est un petit fruit inespéré qui s’offre à une quantité démesurée d’applications. » Cet été, un peu partout au Québec, Sœur Angèle participera à plusieurs activités visant à mieux faire connaître cette bénédiction nationale qu’est le bleuet sauvage.
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Source : Syndicat des producteurs de bleuets du Québec
Renseignements : Élizabeth Boileau
Enzyme
514 591.7914
elizboi@videotron.ca
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