Saguenay, le vendredi 3 juin 2005 – / LBR.ca / -Réunis ce matin, à Alma, en rencontre spéciale, les membres du conseil d’administration de la Conférence régionale des élus ont validé les orientations du plan d’action qui sera déposé au Ministre Pierre Corbeil, en début de semaine prochaine. « Un travail colossal a été abattu pour arriver à rencontrer l’échéance fixée par le Ministre Corbeil. Il y a dans ce plan d’action, des solutions porteuses et convergentes. Nous avons répondu à la commande dans les délais prévus, nous attendons maintenant des réponses » affirme le président, M. Bernard Généreux.
Le plan d’action, en bref
Depuis le 27 avril dernier, la Conférence régionale des élus travaille d’arrache-pied à l’élaboration du plan d’action pour le développement et la diversification des économies locales et régionales, tel que demandé par le Ministre Pierre Corbeil, lors de son passage à Roberval. Des intervenants du développement, en provenance de l’ensemble des territoires de MRC et de Ville de Saguenay, ont été rencontrés et mis à contribution. De nombreux échanges ont eu lieu et plusieurs projets concrets ont été déposés, dans le but de stimuler l’économie des différents secteurs touchés et d’atténuer les impacts attendus, directs, indirects et induits, des coupures de la possibilité forestière. La démarche a également permis d’identifier des freins à la concrétisation de certains projets et le plan d’action contient plusieurs outils qui en favoriseront la concrétisation.
Essentiellement, ce que la région propose dans le plan d’action, c’est une approche multi-sectorielle. Toutes les opportunités doivent être saisies pour faire face de façon efficace, aux impacts sur l’économie et l’emploi, qui s’additionnent à la conjoncture économique difficile, dans laquelle se trouve actuellement la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Le succès du plan d’action repose sur quelques principes fondamentaux : la synergie, la souplesse et la convergence qu’y mettront les deux paliers de gouvernement, d’abord, dans l’adoption et dans l’application de leurs programmes d’aide, ensuite, dans les sommes significatives qu’ils investiront à la mise en œuvre des projets ciblés par la région. Le gouvernement a annoncé, pour l’ensemble du Québec, 240 M $ en mesures d’accompagnement, c’est trop peu pour l’ampleur de la tâche à accomplir. Tous les programmes existants, au provincial comme au fédéral, devront être mis à contribution, avec davantage de disponibilité et de souplesse, pour le financement des projets.
Le plan d’action pose un diagnostic régional sur l’économie et l’emploi, notamment en regard de l’industrie forestière. Il expose aussi les principaux enjeux auxquels fait face la région, dans le contexte de la réduction de la possibilité forestière. Sous l’angle des entreprises :
1) L’obligation de concilier la consolidation des activités de première transformation avec le développement des communautés. 2) L’approvisionnement pour les usines de seconde transformation. 3) L’accès à un financement adéquat. 4) Le succès des projets en démarrage 5) Un virage nécessaire chez les équipementiers et les fournisseurs. Sous l’angle de la main d’œuvre : 6) La relève. 7) La capacité des entreprises et de la région à conserver sa main-d’œuvre qualifiée. 8) La mobilité professionnelle. Sous l’angle des communautés : 9) Le maintien de la richesse foncière des municipalités. 10) L’occupation du territoire. 11) L’effet structurant sur les communautés. Sous l’angle de l’économie régionale : 12) Un virage nécessaire vers une économie diversifiée. 13) Le contrôle des ressources naturelles par la région. 14) Un retour équitable sur les redevances liées à l’exploitation des ressources naturelles.
Le plan suggère des pistes d’action porteuses pour le secteur forestier, dont l’identification de nouvelles sources d’approvisionnement, le support au développement, la consolidation des activités de première transformation du bois et la diversification de l’économie, en soutenant le développement de la deuxième et troisième transformation du bois. Le virage nécessaire, en accéléré, vers la diversification et la reconversion de notre économie régionale se confirme. Les efforts en ce sens doivent impérativement être intensifiés et la démarche ACCORD doit être poursuivie, en appuyant la mise en œuvre des stratégies dans les différents créneaux.
Les 13 mesures d’atténuation, déposées par la région le 13 avril, où en sommes-nous ?
Une rencontre privée s’est déroulée, le vendredi 27 mai, à Dolbeau-Mistassini, entre le président de la Conférence régionale des élus, M. Bernard Généreux et le Ministre des Ressources naturelles, M. Pierre Corbeil. Étaient également présents à cette rencontre, le député de Roberval, M. Karl Blackburn, la sous-ministre en charge de l’application du rapport Coulombe, Mme Paule Têtu, et le directeur régional du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, M. Mario Gibaud. « Le ministre s’est montré ouvert à travailler, dans l’immédiat, sur 2 des mesures d’atténuation déposées par la région : la limite nordique et la remise en production des landes forestières. Il nous appartient maintenant d’initier une démarche active et soutenue, pour donner un suivi rapidement sur ces deux questions. Toutefois, l’approvisionnement en bois reste problématique » précise Monsieur Généreux.
Les autres mesures d’atténuation, prioritaires à court terme, ont été intégrées au plan d’action qui sera déposé au Ministre Corbeil. Parmi elles, certaines visent justement à solutionner l’approvisionnement en bois. Par exemple, la mesure visant à faciliter la récolte à niveaux variables, afin de minimiser les pertes dans les peuplements en perdition et de normaliser les forêts dans les unités d’aménagement où il y a une surabondance de strates matures, tel que suggéré par la Commission Coulombe; aussi, les mesures visant la prise en compte des bois secs et sains et la récupération des volumes non récoltés lors de la dernière période quinquennale.
« La région a été proactive dans ce dossier et c’est, entre autres, ce qui fait que nous allons livrer au Ministre Corbeil, un plan d’action mobilisant. Dès le dépôt du rapport Coulombe, les partenaires se sont affairés à comprendre les impacts de son application et à définir des mesures d’atténuation. Le plan d’action était le dernier effort de réflexion. Il est plus que temps de passer à l’action » lance le président de la Conférence régionale des élus, M. Bernard Généreux, au Ministre Corbeil.
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Pour information : M. Bernard Généreux, président : (418) 671-3975
Source : Marie-Claude Côté, responsable des communications : (418) 540-9707
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