Jonquière, le 3 octobre 2008 - / LBR.ca / - Le ministre du Travail et ministre de Développement économique Canada, l’honorable Jean-Pierre Blackburn, s’est étonné des commentaires de son adversaire bloquiste au sujet de sa prise de position sur le droit des femmes à l’avortement. Voici, à ce sujet, sa déclaration :
« D’abord remettons encore une fois les choses au clair : je soutiens et j’ai toujours soutenu sans réserve le droit des femmes à l’avortement. C’est une décision qui leur appartient. Mais un avortement est une intervention délicate qui doit être pratiquée par des professionnels de la santé et non des charlatans.
Hier, alors que nous débattions sur le thème « Culture et société », Chantale Bouchard s’est empressée d’aborder la question et m’a volontairement accusé d’avoir voté, il y a 18 ans « en faveur d’un projet de loi qui allait recriminaliser cette pratique.»
Or, je m’étonne que Mme Bouchard, pourtant elle-même une juriste, n’ait pas pris le temps de bien lire le libellé du projet de loi, plutôt que d’émettre des commentaires qui illustrent bien une recherche mal effectuée et mal intentionnée.
Il faudrait que Mme Bouchard sache de quoi elle parle ! Dans un premier temps, contrairement à ce qu’elle affirme, le projet de loi en question n’a jamais été adopté. Il est mort au feuilleton. Deuxièmement, Mme Bouchard aurait dû comprendre que cette pièce législative visait plutôt à empêcher toute personne qui n’était pas habilitée à le faire de pratiquer un avortement. À ce sujet, le libellé du projet de loi, incidemment appuyé à l’époque par les autres membres du caucus conservateur du Saguenay – Lac-Saint-Jean (Lucien Bouchard, devenu lui-même chef du Bloc québécois quelques années plus tard, Benoît Bouchard et André Harvey), est pourtant limpide :
« Est coupable d’un acte criminel et passible d’une peine d’emprisonnement de deux ans quiconque provoque l’avortement chez une personne de sexe féminin, SAUF quand il est provoqué par un médecin ou sur ses instructions, qui en est arrivé à la conclusion que, sans l’avortement, la santé ou la vie de la personne serait vraisemblablement menacée.
Il faut être de mauvaise foi pour lire dans cette affirmation que nous voulions recriminaliser l’avortement, comme le soutient mon adversaire. D’aucune manière le projet de loi visait-il à retirer le droit des femmes à l’avortement. Il s’agissait tout simplement de leur permettre de prendre cette décision avec des spécialistes de la santé et de leur procurer les meilleurs soins professionnels possibles. Point à la ligne.
L’avortement est un droit acquis aux femmes. Sans hésiter, je mettrais mon siège en jeu si le gouvernement souhaitait à ce sujet reculer.
Puisque nous sommes sur le sujet de la santé, Mme Bouchard, peut-être avez-vous appris depuis votre arrivée de votre domicile montréalais que le CÉGEP et le Centre de santé et des services sociaux de Jonquière souhaitaient mettre sur les rails un ambitieux projet de centre de santé préventive dont les coûts sont évalués à 27 millions de dollars. Une seule question Mme Bouchard : comment feriez-vous pour livrer ce projet porteur et innovateur ?
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Renseignements : Pierre Miquelon
(418) 695-8656
ERRATUM (Vendredi - 2008-10-03 18:33 )
Dans une déclaration de l’honorable Jean-Pierre Blackburn qui vous a été transmise cet après-midi en réaction aux propos de son adversaire bloquiste sur l’avortement, nous avons écrit que le projet de loi C-43 était mort au feuilleton. Dans les faits et après vérification, ce renseignement était erroné. Plutôt, le projet de loi n’a jamais été entériné par le Sénat.
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Renseignements : Pierre Miquelon
(418) 695-8656