Rio Tinto-Alcan est responsable du prolongement de la grève - Les TCA-Québec
2008-07-24 11:16 - Communiqué de presse
MONTREAL, le 24 juillet 2008 - / LBR.ca / - « Rio Tinto-Alcan est responsable de l’échec de la médiation, parce qu’elle subventionne la compagnie Scepter et conforte sa direction dans son refus de négocier », a déclaré Jean-Pierre Fortin, le directeur québécois des TCA, (Syndicat national de l’automobile, de l’aérospatiale, du transport et des autres travailleurs et travailleuses du Canada, dont les sections québécoises sont affiliées à la FTQ).
Les TCA-Québec, auxquels les employés de Rio Tinto-Alcan sont affiliés, représentent aussi les 20 employés de Scepter en grève depuis plus de six mois. Il y a six ans, l’actuel propriétaire, la famille Scott des Etats-Unis, a acquis les installations de Chicoutimi de la compagnie Alcan. Elle a continué les opérations d’épuration des « écumes » de fonderie de l’aluminerie autrefois faites par la compagnie elle-même. Rio Tinto-Alcan est toujours le seul client de Scepter à ses installations à Chicoutimi.
Jusqu’à l’arrivée du propriétaire américain, les travailleurs pouvaient effectuer leurs tâches sur des quarts de travail de 12 heures, ce qui leur permettait de jouir de plus de jours de repos. Cette pratique a été changée pour des horaires de huit heures par le nouvel acquéreur. Les syndiqués ont alors constaté une détérioration de leur qualité de vie et de leur santé. Du coup, c’est leur vie familiale qui en est affectée. Les conditions reliées à ce type de production sont en effet très pénibles à supporter sur des périodes de cinq ou six jours. Ils ont donc demandé un retour aux horaires de 12 heures. Devant le refus radical de la compagnie d’en discuter, ils ont déclenché la grève. Et les menaces de fermeture n’ont en rien infléchi leur détermination au cours des mois.
« La médiation vient une fois de plus d’échouer parce que la compagnie est demeurée intransigeante sur cette question des horaires de travail, de dire Jean-Pierre Fortin. Nous avons maintes fois démontré que nos demandes sont raisonnables et ne représentent pas un coût excessif pour l’employeur; nous avons aussi tenté d’explorer des compromis avec l’employeur, mais il est resté sourd à nos demandes. Pourquoi le propriétaire Garney Scott III bougerait-il, puisque Rio-Tinto Alcan assume les frais de transport occasionnés par le déplacement de la production dans ses installations aux Etats-Unis? Il campe sur ses positions, nous rappelant qu’il n’est pas en affaire pour faire le bonheur des salariés, mais pour faire de l’argent! »
« Rio Tinto-Alcan se lave les mains de ce conflit, mais elle n’arrive pas à les blanchir. Elle préfère exporter ses résidus aux Etats-Unis plutôt que de faire entendre raison à ce sous-traitant borné. Elle entache, du coup, cette belle image publique qu’elle tente de se donner à coup de publicités dispendieuses dans les media. Puisqu’en plus de produire de la fierté, du bonheur, de l’espoir, du respect et de l’avenir, Rio Tinto-Alcan produit aussi des déchets toxiques qu’elle a la responsabilité et le devoir de transformer dans la région », de dire le directeur québécois des TCA.
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/Renseignements: André Leclerc, (514) 349-9864, solidaricom@yahoo.ca;
Jean-Pierre Fortin, (514) 389-9223, 1-800-361-0483; Source: Syndicat national
de l’automobile, de l’aérospatiale, du transport et des autres travailleurs et
travailleuses du Canada (TCA-Québec-FTQ)/