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Société d’habitation du Québec - Des profils statistiques régionaux et une tournée régionale

Pour mieux connaître l’habitation au Québec
2005-04-13 08:08 - Communiqué de presse

QUÉBEC, le 12 avril 2005 - / LBR.ca / - La Société d’habitation du Québec (SHQ) effectuera ce printemps une tournée qui la mènera dans toutes les régions du Québec pour présenter une nouvelle publication, L’habitation au Québec - Profils statistiques régionaux, composée de 17 profils, soit un pour chacune des régions du Québec. La série comprend aussi un profil synthèse de l’ensemble du Québec dont les faits saillants ont été présentés aujourd’hui par M. Pierre Cliche, président-directeur général de la SHQ.

«Par cette initiative, la Société fournit à l’ensemble des intervenants en habitation un précieux outil de travail constitué d’un ensemble d’indicateurs et de renseignements susceptibles de mettre en évidence, sur une base comparable, les réalités ainsi que les principaux enjeux de ce secteur névralgique à l’échelle régionale», a affirmé M. Cliche.

Une recherche inédite

C’est à partir de l’exploitation et du traitement de données relatives à des renseignements existants sur les ménages et l’habitation, provenant de Statistique Canada, de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) ainsi que de ses propres banques de données, que la Société d’habitation du Québec a réalisé cette recherche, inédite en ce qui a trait au choix des données, des variables et des croisements. En effet, c’est la première fois que de telles données sont publiées pour le Québec sous la forme d’un découpage régional et sous-régional.

Des données pertinentes

Constitués d’une multitude de cartes, de graphiques et de tableaux, et appuyés par des textes succincts et faciles à lire, les profils régionaux et le profil synthèse décrivent la situation de l’habitation en faisant ressortir les particularités régionales et sous-régionales liées à l’habitation tant sur les plans démographique et socioéconomique que sur celui de l’urbanisation. Chacune des données présentées permet également de faire des comparaisons avec la moyenne du Québec.

La recherche fournit un éclairage sur les conditions de logement des ménages et sur l’évolution du marché de l’habitation. Elle permet de mettre en perspective plusieurs interrelations significatives entre toutes ces données.

L’information est regroupée en sections permettant d’aborder plusieurs dimensions de la réalité de l’habitation au Québec. On y traite aussi des différentes interventions de la SHQ comme l’aide à l’habitation sociale et à l’amélioration de l’habitat.

Les données présentées serviront de référence à l’ensemble des intervenants des secteurs municipaux, communautaires, universitaires ou financiers ayant un intérêt pour l’habitation.

Une diffusion à la grandeur du Québec

Cette nouvelle recherche intitulée L’habitation au Québec - Profils statistiques régionaux sera largement diffusée auprès des partenaires de la SHQ, des utilisateurs locaux et régionaux ainsi que des intervenants publics, privés et communautaires évoluant dans les secteurs liés au logement.

Elle sera aussi disponible sur le site Internet de la Société d’habitation du Québec, au www.habitation.gouv.qc.ca. Les personnes intéressées peuvent également obtenir de l’information en communiquant avec le Centre de documentation de la SHQ dont les succursales sont situées à Montréal et à Québec.

Rappelons que la Société d’habitation du Québec est l’organisme gouvernemental responsable de l’habitation sur le territoire québécois. Son rôle, à la fois social et économique, est de conseiller le gouvernement en matière d’habitation ainsi que d’élaborer et de mettre en oeuvre des politiques et des programmes d’habitation. Avec quelque 65 000 unités de logement, la SHQ est responsable de la gestion du plus important parc immobilier de logements au Québec. Chaque année, elle investit plus de 600 millions de dollars dans ses divers programmes pour améliorer l’habitation au Québec. La Société entretient des liens privilégiés avec plus de 3 000 partenaires du secteur de l’habitation qui bénéficient de son appui et qui participent à la mise en oeuvre des programmes.

FAITS SAILLANTS

Au Québec, le taux de propriété est à la hausse, la proportion du revenu consacrée à l’habitation est à la baisse, tant chez les propriétaires que les locataires, et on note un équilibre régional de l’aide à l’habitation sociale. Voici quelques grands constats qui se dégagent du Profil statistique - Ensemble des régions, rendu public aujourd’hui.

Taux de propriété

· La majorité des quelque trois millions de ménages que compte le Québec, soit 58 %, sont propriétaires de leur logement, avec des pointes avoisinant les 75 % pour les régions de Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, Lanaudière et Chaudière-Appalaches.
· Entre 1996 et 2001, le nombre de ménages propriétaires a augmenté de 8 % dans l’ensemble du Québec tandis que le nombre de locataires a connu une hausse de 2 %, et a même diminué dans plusieurs régions.
· A Montréal, près des deux tiers des ménages (64 %) sont locataires, même si le nombre de propriétaires y a fortement augmenté entre 1996 et 2001, ce qui a également été le cas à Laval, en Estrie et surtout dans les Laurentides, où l’augmentation a atteint près de 14 %.
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Taux d’effort

· Entre 1996 et 2001, la proportion du revenu consacrée à l’habitation a baissé presque partout, autant pour les propriétaires que pour les locataires. Seule exception, les ménages de la Côte-Nord ont vu leur taux d’effort augmenter légèrement.
· Par rapport à l’ensemble des ménages québécois, la proportion de ménages à faible revenu ayant un taux d’effort de 30 % ou plus a diminué, entre 1996 et 2001. Elle est passée de 9 % à 7 % pour les propriétaires et de 37 % à 31 % pour les locataires. Cette diminution a cependant été moins marquée dans l’Est du Québec.
· Les propriétaires allouent plus d’argent que les locataires à l’habitation. Cependant, leur taux d’effort, c’est-à-dire la proportion de leur revenu consacrée au logement, est nettement moindre. Il se situe entre 12 % et 17 % selon les régions, alors que le taux d’effort médian des locataires oscille entre 19 % et 25 % d’une région à l’autre.
· C’est à Montréal que les propriétaires ont le taux d’effort le plus haut tandis que, chez les locataires, c’est en Mauricie que ce taux est le plus élevé.
· Globalement, le taux d’effort plus élevé pour les ménages locataires s’explique par le fait que leur revenu médian (26 000 $) représente moins de la moitié de celui des propriétaires (54 000 $).
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Valeur, coûts et disponibilité des logements

· Les locataires occupent surtout des logements d’une ou deux chambres à coucher, dans un immeuble collectif de moins de cinq étages. Les logements loués ont généralement été construits entre 1946 et 1980.
· C’est à Laval et à Montréal, ainsi qu’en Outaouais, que les logements locatifs sont les plus chers (coûts médians mensuels en 2001 de 549 $, 527 $ et 536 $). Quant aux coûts médians les plus bas pour les locataires, on les retrouve dans le Nord-du-Québec (301 $), dans le Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine (401 $), et en Mauricie (408 $). Dans l’ensemble du Québec, le coût médian du logement pour les propriétaires, sur une base mensuelle, est de 620 $ comparativement à 495 $ pour les locataires.
· Les propriétaires vivent surtout dans des maisons individuelles construites depuis moins de 35 ans et valant, pour la grande majorité, entre 50 000 $ et 150 000 $. Les constructions les plus récentes (après 1991) se trouvent principalement dans Lanaudière, dans les Laurentides et en Outaouais.
· C’est dans le sud-ouest urbain du Québec, particulièrement à Montréal et à Laval, que la valeur des propriétés est la plus élevée. A Montréal, au-delà de 50 % sont évaluées à 150 000 $ et plus, alors qu’à Laval, près de 70 % valent au moins 100 000 $. A l’autre extrême, les régions de la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine et du Nord-du-Québec comptent les plus fortes proportions de propriétés de moins de 50 000 $ (presque 40 %).
· Sur le marché de l’habitation, c’est la Montérégie qui a connu, et de loin, le plus grand nombre de mises en chantier de maisons individuelles, entre 2001 et 2003. Elle a été suivie par les régions des Laurentides, de Lanaudière et de la Capitale-Nationale.
· Pour les nouveaux logements locatifs, Montréal se démarque, mais la Montérégie et la Capitale-Nationale font également bonne figure. Quant à la production de logements en copropriété, elle se concentre dans l’île de Montréal, de même qu’en Montérégie, à Laval et dans la Capitale-Nationale.
· Au Québec, de 2000 à 2003, les taux d’inoccupation dans les immeubles de trois logements et plus ont été, dans l’ensemble, inférieurs au taux d’équilibre généralement reconnu de 3 %. Les régions moins urbanisées de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord et de la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine ont été peu touchées par ce phénomène, généralement davantage marqué dans les plus grandes agglomérations.

Démographie

· Les propriétaires québécois sont surtout des couples, avec ou sans enfants, alors que les locataires sont majoritairement des personnes seules.
· Si quelque 70 % des soutiens de ménages propriétaires sont des hommes, la proportion d’hommes et de femmes est sensiblement égale, chez les locataires.
· Les soutiens des ménages propriétaires sont le plus souvent âgés de 35 à 54 ans, tandis que les soutiens des ménages locataires sont globalement plus jeunes et se concentrent entre 25 et 44 ans.
· Le Nord-du-Québec se distingue nettement, à la fois par sa forte proportion de jeunes ménages (15 à 34 ans) et par le nombre de personnes qui composent ses ménages (3,36 personnes par ménage comparativement à 2,38 pour l’ensemble du Québec).

Aide à l’habitation sociale et à l’amélioration de l’habitat

· Les différents programmes d’aide à l’habitation - Allocation-logement, HLM, Supplément au loyer, AccèsLogis Québec, Logement abordable Québec - touchent l’ensemble des régions du Québec, selon une répartition générale assez équilibrée.
· Dans les régions de l’Abitibi-Témiscamingue, du Bas-Saint-Laurent, de la Capitale-Nationale, de la Côte-Nord, de la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, de la Mauricie, de Montréal, de l’Outaouais et du Saguenay-Lac-Saint-Jean, le taux de pénétration du programme de HLM surpasse la moyenne provinciale qui est de 25 ménages aidés pour 1 000 ménages. Dans la région du Nord-du-Québec, le taux exceptionnel de 232 ménages aidés pour 1 000 s’explique par le fait que la population du Kativik est presqu’entièrement logée dans des logements sociaux, le marché privé étant quasi inexistant.
· C’est dans la région de la Capitale-Nationale, dans Lanaudière, dans les Laurentides, en Mauricie et à Montréal que, proportionnellement, on retrouve le plus de ménages bénéficiant du programme Allocation-Logement, qui a fourni une aide à près de 156 000 ménages québécois, en 2001.
· Quant à l’aide à l’adaptation des logements, elle est répartie assez uniformément sur l’ensemble du territoire québécois. En ce qui concerne les programmes liés à la rénovation, les régions de la Côte-Nord, de la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, de la Mauricie, de Montréal et du Saguenay-Lac-Saint-Jean surpassent la moyenne provinciale qui est de 24 ménages aidés pour 1 000 ménages.

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