Prix plancher de 42 cents la livre pour la vache de réforme
« Les producteurs ont été floués » · Maxime Arseneau
2005-03-16 16:27 - Communiqué de presse
Québec, le mercredi 16 mars 2005 – / LBR.ca / - Le député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture, de pêcheries et d’alimentation, M. Maxime Arseneau, s’est dit consterné d’entendre de la bouche du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, M. Yvon Vallières, aujourd’hui, à l’Assemblée nationale, que le gouvernement n’est plus enclin à respecter son engagement de verser les 42 cents la livre promis aux producteurs bovins du Québec qui vivent une crise exceptionnelle depuis près de deux ans.
« Les producteurs agricoles du Québec ont été floués, bernés par un gouvernement qui dit une chose et fait son contraire. L’engagement de verser 42 cents la livre, à compter du 1er décembre 2004, a du plomb dans l’aile. C’est totalement irrespectueux », a déclaré M. Arseneau. Malgré l’engagement libéral de compenser les producteurs, ces derniers n’ont obtenu à ce jour aucune aide, et ce, malgré le programme virtuel annoncé par le gouvernement le 12 janvier dernier.
Le député s’explique également mal pourquoi le gouvernement a imposé deux conditions pour le versement des compensations promises, soit celle à l’égard de la participation du gouvernement fédéral et celle concernant l’achat de l’abattoir. Aucune de ces conditions n’est inscrite dans le décret que le gouvernement a adopté le 18 décembre dernier. « On peut donc comprendre que ces conditions constituent en fait des faux fuyants à l’engagement formel du gouvernement et du premier ministre. C’est d’autant plus inquiétant qu’on apprend aujourd’hui, dans l’édition du Quotidien, que la vente de l’abattoir est compromise, selon les propos du président du comité de mise en valeur de la vache de réforme et du veau de lait de la Fédération des producteurs bovins du Québec », a soutenu M. Arseneau.
« Les producteurs de bovins de réforme ont fait confiance au gouvernement. Malheureusement, celui-ci a abusé de leur bonne foi puisqu’ils n’obtiendront pas les 42 cents promis », a souligné le député.
L’opposition officielle suggère deux solutions au gouvernement : ou il met en place un programme entièrement québécois qui permettrait aux producteurs d’obtenir dès maintenant 42 cents la livre et qu’il achemine ensuite la facture au gouvernement fédéral pour qu’il assume sa part, ou il dépose un projet de loi pour imposer un prix plancher, comme il s’y est déjà engagé à de multiples reprises. « Chose certaine, les producteurs n’ont pas à payer pour le travail brouillon du gouvernement libéral », a conclu M. Arseneau.
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SOURCE : Renée-Claude Boivin
Attachée de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois
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