Saguenay, le 29 mai 2006 – / LBR.ca / - Les employé-es de soutien de l’Aide juridique des syndicats de huit des neuf régions qui sont affiliées à la CSN ont enclenché un mouvement de grève. La Commission des services juridiques à Montréal, les bureaux du Bas-Saint-Laurent–Gaspésie, de l’Estrie, de la Mauricie, de l’Outaouais, de Québec, de la Rive-Sud de Montréal et du Saguenay–Lac-Saint-Jean ont été paralysés à différentes heures la semaine dernière afin d’appuyer leurs négociations. Ces arrêts de travail risquent de ne pas être les derniers puisque le Regroupement des syndicats des employé-es de soutien de l’Aide juridique détient un mandat de grève perlée.
Il y a presque un an, le gouvernement octroyait aux secrétaires juridiques des bureaux de l’Aide juridique des régions Laurentides-Lanaudière et Côte-Nord une rémunération plus élevée, une compensation monétaire, un montant forfaitaire et une rétroactivité salariale. Ce gouvernement refuse d’accorder ces mêmes conditions salariales aux secrétaires juridiques des bureaux de l’Aide juridique des neuf autres régions, créant ainsi de la discrimination et remettant en question le principe d’équité et de parité à l’intérieur même de son réseau.
Les syndicats de l’Aide juridique veulent inclure dans leur convention une clause de conciliation travail-famille. Malgré une entente presque conclue, l’employeur recule. Il refuse d’envisager tout mécanisme permettant la conciliation travail-famille. En ce qui a trait au remplacement de personnes absentes, l’employeur refuse de s’engager. En plus de savoir qu’il existe un fardeau de tâches assez considérable dans les bureaux de l’Aide juridique, son refus fait en sorte que la qualité des services dont la clientèle est en droit de recevoir, est carrément affectée.
D’autres domaines, dont des clauses pour contrer le partenariat public-privé, ainsi que la sous-traitance, sont également revendiqués par les employé-es.
Enfin, en ce qui regarde le dossier d’équité salariale, ce groupe d’employé-es, faisant pourtant partie du secteur public, est très loin derrière. Étant législateur, le gouvernement change les règles au fur et à mesure ; tantôt il est l’employeur, tantôt il ne l’est plus, créant ainsi une injustice envers ces employé-es, majoritairement des femmes. La partie patronale endosse cette façon de faire du gouvernement. La date butoir des travaux, pour la réalisation de l’équité salariale, était le 21 novembre 2001 et ces travaux devraient être complétés à ce jour. Pourtant, les travailleuses de l’Aide juridique n’ont, pour leur part, que formé un comité d’équité salariale.
Après trois ans de tentatives et trente séances de négociation, les employé-es de l’Aide juridique ont demandé l’intervention d’un conciliateur pour faciliter un dénouement dans le dossier. Il est aberrant de constater que la partie patronale, étant composée de neuf directeurs généraux, tous avocats à l’Aide juridique, ainsi que leur représentant patronal, avocat de la pratique privée, ne puisse réussir à négocier et terminer cette négociation. Combien d’argent encore, nous tous contribuables, allons-nous payer pour que cessent ces agissements ?
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Pour informations:
Ruth Simard, présidente du Syndicat des travailleuses du Centre juridique Saguenay Lac St-Jean (CSN) – Cellulaire : 662-8963
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