MONTREAL, le 29 septembre 2005. - / LBR.ca / - A quelques mois de la tenue des élections municipales au Québec, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) a rendu publique une étude traitant de la perception des dirigeants de PME à l’égard des administrations locales. « Tous les candidats à la mairie doivent inscrire à leur programme électoral l’ensemble des mesures qu’ils comptent prendre pour soutenir les PME de leur localité. Une collaboration étroite entre les petites et moyennes entreprises et les hôtels de ville est synonyme de dynamisme économique renouvelé et de capacité accrue d’attirer l’investissement privé et donc, de créer de l’emploi », a indiqué monsieur Richard Fahey, vice-président, Québec.
La palme d’or aux Laurentides et à l’Outaouais
Le rapport de la FCEI démontre une variation importante du niveau de satisfaction des dirigeants de PME à l’endroit de leur région. « Les perspectives économiques sont meilleures dans les Laurentides et en Outaouais. La région de Montréal, celle de Lanaudière et de la Capitale nationale suivent. Seuls les entrepreneurs du Saguenay/Lac St-Jean considèrent majoritairement que leur situation économique locale est en décroissance » a expliqué monsieur André Lavoie, analyste principal des politiques. Les fermetures de grandes entreprises monoindustrielles et la tendance à l’exil des jeunes plutôt qu’un recours à l’entrepreunariat peuvent expliquer, en partie du moins, ce phénomène. A l’échelle canadienne, les entrepreneurs de l’Alberta, de la Colombie-britannique et de l’Ontario perçoivent une croissance de l’activité économique locale. Le Québec vient en septième place, suivi par les provinces maritimes et la Saskatchewan.
Environnement accueillant et taxation
Les considérations autres que financières influencent le choix des entrepreneurs à vouloir s’établir dans une municipalité plutôt qu’une autre, vouloir y rester et y croître. Ainsi, les répondants accordent beaucoup d’importance à une approche favorable aux entreprises de la part des élus, à la présence d’écoles de qualité et de son corollaire, une main-d’oeuvre qualifiée.
La fiscalité municipale est aussi déterminante. Selon les données du rapport, on constate que les ponctions fiscales auprès des entreprises se sont accrues depuis 2004. Elles paient en moyenne trois fois plus que les résidents pour une propriété à valeur égale. Montréal bat tous les records avec un ratio de 3,95 alors que les dirigeants de PME paient 4,81 % de leur valeur foncière commerciale par rapport à 1,22 % de la valeur de leur propriété pour les résidents. « La transparence de la gestion municipale doit dépasser le stade du slogan électoral. Sans cette ouverture des livres et ce nécessaire dialogue entre élus municipaux et chefs d’entreprise sur les choix budgétaires des administrations, il ne peut se développer que méfiance et insatisfaction de la part des entrepreneurs » a expliqué monsieur Fahey. D’ailleurs, seulement 5 % des répondants éprouvent un haut niveau de satisfaction à l’égard de la gestion de leurs administrations municipales respectives, contre plus de 20 % qui se disent assez insatisfaits.
Infrastructures et services municipaux
Les dirigeants de PME sont particulièrement inquiets de l’état des rues et routes ainsi que des liaisons aériennes et ferroviaires avec les autres centres, notamment en région. Montréal est jugée comme la région la plus performante en terme de liaisons aériennes ou ferroviaires avec les autres régions alors que plus de la moitié des entrepreneurs des régions ressources jugent médiocres ces infrastructures. Montréal perd toutefois du terrain eu égard à son réseau routier alors qu’elle emporte avec l’Estrie la palme de la médiocrité. On retrouve le plus grand nombre d’entrepreneurs satisfaits du réseau routier dans les régions de la Capitale nationale et de Lanaudière.
En ce qui concerne les services municipaux, à l’exception des services de sécurité publique, la majorité des dirigeants de PME en sont particulièrement déçus. Leurs critiques visent particulièrement la gestion des dépenses municipales et l’efficacité des offices de développement économique local. Les PME estriennes sont les plus critiques à l’endroit de leurs services municipaux.
Le rapport fait aussi état de la perception des chefs d’entreprises à l’endroit des services d’éducation, des soins de santé et des services sociaux.
« En plus de créer des emplois et d’offrir des occasions de développement aux populations des collectivités, les PME financent les services gouvernementaux par les impôts et les taxes qu’elles paient. S’ils veulent assurer la prospérité de leurs patelins, nos élus municipaux devraient porter une oreille attentive à ce que leurs commettants, les dirigeants de PME, ont à leur dire et ce, même s’ils ne votent pas » a conclu monsieur Fahey.
Le rapport de la FCEI « Pour des PME fortes dans des villes accueillantes » est disponible sur son site Internet, au www.fcei.ca/quebec.
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) est l’association patronale qui défend les petites et moyennes entreprises d’ici et qui, par ses représentations auprès des gouvernements et des municipalités, leur permet de prospérer économiquement au bénéfice de l’ensemble des citoyens et citoyennes du Québec.
Association sans but lucratif dont les membres oeuvrent dans tous les secteurs d’activités et dans toutes les régions du Québec, la FCEI est non partisane et son financement provient uniquement à partir de l’adhésion de ses membres.
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/Renseignements: Marie Vaillant, Directrice des communications,
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