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Le SPECJ perd sa marraine

Hélène Pedneault, originaire de Jonquière, dramaturge, écrivaine et chroniqueuse féministe de talent, vient de nous quitter trop tôt, à l’âge de 56 ans.
2008-12-02 10:55 - Nouvelle

Hélène Pedneault, originaire de Jonquière, dramaturge, écrivaine et chroniqueuse féministe de talent, vient de nous quitter trop tôt, à l’âge de 56 ans.
Hélène Pedneault, originaire de Jonquière, dramaturge, écrivaine et chroniqueuse féministe de talent, vient de nous quitter trop tôt, à l’âge de 56 ans.

- / LBR.ca / - Pour les membres du SPECJ qui l’ignorent, pour le 15e anniversaire de la FAC en 2004, chaque syndicat devait se dénicher une marraine ou un parrain. Hélène Pedneault avait été choisie. À partir d’aujourd’hui, nous sommes en deuil d’une amie et d’une complice de tous les instants. C’est elle qui devait veiller sur nous en cas de coups durs. Elle nous avait rencontré le 15 mars 2004 au 310.2 pour nous parler franchement de la montée de la droite au Québec et de la passion que devaient entretenir les enseignants envers et contre tous. Elle nous avait alors conseillé de se montrer plus solidaires avec les enseignants de tous les ordres d’enseignement afin d’indiquer à toute la population et aux autorités politiques que les profs font tous le même travail partout où ils se trouvent. D’après elle, nous devrions nous tenir ensemble contre tous ceux qui dénigrent notre profession.

Voici un extrait de l’une de ses dernières communications devant un groupe de syndiqués fêtant le 25e anniversaire du comité des femmes du STTCSN, le 4 avril 2008 à Québec. « Être syndiqué, c’est à la fois un droit, un privilège et une lutte de tous les instants. Mais il ne faut jamais oublier que les luttes syndicales, les revendications des femmes des comités de condition féminine finissent toujours par profiter à l’ensemble de la société et même aux travailleuses non syndiquées. On ne se bat jamais que pour soi-même. Et si nous croyons que tout est gagné pour les femmes, jetons juste un coup d’œil autour de nous : le travail précaire, à temps partiel et l’aide sociale sont peuplés de femmes qui sont toujours les plus faibles économiquement, dans toutes les statistiques. Regardons un peu plus loin et voyons les droits des femmes reculer, voire disparaître dans de nombreux pays. Regardons les gouvernements de droite qui prennent le pouvoir, comme aux États-Unis et au Canada, et qui nous ramènent ad nauseam la fameuse devise travail-famille-patrie de Hitler. Devise qui a été reprise par Duplessis au Québec et qui se décline toujours sur le dos des femmes. Elle menace le droit à l’avortement, entre autres droits… »

Salut Hélène !
Continue de veiller sur nous quelque part dans le ciel des chroniqueuses délinquantes.

Pierre Demers, responsable de l’information au SPECJ

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