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Les chercheurs envisagent de recourir aux cellules souches pour réparer les lésions causées par la sclérose en plaques

Une collaboration Canada-Etats-Unis destinée à réduire les incapacités
2005-05-26 18:19 - Communiqué de presse

CALGARY, le 26 mai 2005 - / LBR.ca / - Des études sur les cellules souches endogènes sont effectuées dans trois centres de recherche nord-américains dans l’espoir qu’elles puissent activer la réparation des lésions causées par la sclérose en plaques (SP). Si ces travaux sont concluants, les personnes aux prises avec la SP pourraient retrouver les capacités physiques dont cette maladie, souvent débilitante, les a privées.

La Société canadienne de la sclérose en plaques et la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP ont annoncé l’octroi d’une subvention de 2,25 millions de dollars à des scientifiques du Hotchkiss Brain Institute, de Calgary, de la Clinique Mayo, à Rochester, dans le Minnesota, et de l’Institut neurologique de Montréal, pour leur permettre de poursuivre leurs recherches novatrices.

« Une occasion fantastique nous est offerte d’ouvrir une voie nouvelle dans le traitement de la SP », affirme le Dr Samuel Weiss, chercheur principal du Hotchkiss Brain Institute, fruit du partenariat entre l’Université de Calgary et la région sanitaire de Calgary. « Nous allons combiner les traitements réparateurs mis au point par les trois centres et procéder à des essais jamais réalisés auparavant dans le cadre des recherches menées sur la SP », ajoute-t-il.

Dans leurs travaux antérieurs, les chercheurs ont utilisé des cellules souches pour générer des oligodendrocytes (cellules qui fabriquent de la myéline). La myéline est la substance protectrice qui engaine les fibres nerveuses du cerveau et de la moelle épinière. La détérioration de cette gaine pendant les poussées de sclérose en plaques entraîne une grande variété de symptômes tels que des troubles visuels, des fourmillements, un manque de coordination et, parfois, la paralysie.

Les chercheurs ont également expérimenté de nouvelles applications de l’imagerie par résonance magnétique pour mesurer de manière non effractive la production de myéline et la vitesse de la récupération fonctionnelle en présence de SP. Il est indispensable de pouvoir générer de la myéline et mesurer l’impact de cette régénération pour réduire les incapacités associées à la SP.

Grâce à cette subvention, les scientifiques pourront tenter de voir si on peut amener les cellules souches de l’adulte humain à produire de la myéline. Essentiellement, ils sonderont la présence d’un « commutateur » qui pourrait être mis en marche pour activer le processus de remyélinisation chez les personnes atteintes de SP.

« L’étude tente de voir s’il est possible d’utiliser les cellules souches d’une personne pour réparer ses propres lésions de SP », explique le Dr Jack Antel, chercheur principal de l’Institut neurologique de Montréal.

« Nous espérons que les résultats de nos travaux déboucheront un jour sur des essais cliniques chez l’homme, qui permettront de voir si les personnes atteintes de SP bénéficient bel et bien d’une réduction de leurs incapacités », ajoute le Dr Moses Rodriguez, chercheur principal de la Clinique Mayo. « Une telle découverte représenterait un pas de géant dans la lutte contre cette maladie », conclut-il.

Les Drs Jeffrey Dunn et Wee Yong, de l’Université de Calgary, le Dr Douglas Arnold, de l’Institut neurologique de Montréal, et le Dr Arthur Warrington, de la Clinique Mayo, participent également à cette étude.

« Les travaux menés dans ces trois établissements sont à la fine pointe des connaissances et fournissent un réel espoir aux personnes qui vivent actuellement avec la SP », conclut Alexander R. Aird, président de la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP et ancien président de la Société canadienne de la sclérose en plaques.

Le soutien de cette étude sans précédent et de nombreux autres projets de recherche sur la SP est rendu possible grâce aux activités de collecte de fonds organisées par la Société canadienne de la SP, comme la Campagne de l’oeillet SP, qui vient de s’achever, et le Vélotour SP RONA, qui se tiendra bientôt. La Société canadienne de la SP est l’un des principaux organismes à subventionner la recherche dans des domaines de pointe et à offrir des services essentiels aux personnes atteintes de SP et à leur famille. La Fondation pour la recherche scientifique sur la SP reçoit presque tous ses fonds de la Société canadienne de la SP.

A propos de la sclérose en plaques, de la Société canadienne de la SP et de la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP

La sclérose en plaques est une maladie imprévisible et souvent invalidante du système nerveux central. Bien que cette maladie puisse survenir à tout âge, elle se manifeste le plus souvent chez des personnes dont l’âge varie entre 15 et 40 ans, soit lorsqu’elles viennent de terminer leurs études, amorcent leur carrière et fondent une famille. La SP a déjà été diagnostiquée chez des enfants de trois ans. Comptant quelque 50 000 personnes aux prises avec cette maladie, auxquelles s’ajoutent trois nouveaux cas par jour, le Canada affiche un taux d’incidence de SP parmi les plus élevés du monde.

La Société canadienne de la SP et la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP constituent les principaux organismes subventionnaires de la recherche sur cette maladie, au Canada. Les fonds consacrés à la recherche et aux services par la Société de la SP proviennent presque exclusivement de dons du public et d’entreprises commerciales, ainsi que des activités de collecte de fonds tenues partout au pays.

Le mois de mai est le Mois de la sensibilisation à la sclérose en plaques. A cette occasion, les sections locales de la Société de la SP et les bénévoles des diverses régions du pays organisent des campagnes de sensibilisation à la SP et des activités de collecte de fonds pour financer la recherche et les services.

Fondée en 1973, la Fondation pour la recherche scientifique sur la SP subventionne de vastes études coopératives multidisciplinaires, dont le soutien ne pourrait être assuré par le programme de subventions général de la Société de la SP.

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/Renseignements: Diane Rivard, Directrice des communications,
Société canadienne de la sclérose en plaques, (Division du Québec),
(514) 849-7591, poste 239, diane.rivard@scleroseenplaques.ca/

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