MONTREAL, le 22 septembre 2008 - - / LBR.ca / - L’image en taille réelle du porte-clé Pense-boules avec ses billes de tailles différentes, illustre bien l’efficacité de la mammographie. Les plus grosses billes, de la taille d’une pièce de 10 ou de 25 cents, représentent les bosses généralement détectées par les femmes elles-mêmes ou par un professionnel de la santé. Les plus petites billes représentent les lésions dépistées à l’aide de mammographies régulières; elles peuvent être aussi petites qu’une tête d’aiguille. A l’occasion du Mois de la sensibilisation au cancer du sein, en octobre, la Société canadienne du cancer rappelle aux femmes l’importance du dépistage comme moyen de défense contre le cancer du sein.
Les questions et réponses suivantes, rédigées en collaboration avec la Dre Johanne Blais, omnipraticienne, informeront les Québécoises sur les avantages d’une détection précoce et sur les moyens d’augmenter les chances de traiter cette maladie avec succès.
Comment une femme peut-elle prendre soin de ses seins?
A tout âge, il est fortement recommandé aux femmes de bien connaître
leurs seins et de consulter un médecin lorsqu’elles constatent un changement. A partir de 40 ans, une femme - sans antécédent particulier - doit subir un examen clinique par son médecin au moins tous les deux ans. De 50 à 69 ans, elle doit en plus se soumettre à une mammographie tous les deux ans, idéalement en s’inscrivant au Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS), un service gratuit offert par le ministère de la Santé et des Services Sociaux et auquel encore trop peu de femmes participent.
Quels sont les avantages de participer à ce programme?
Un suivi en toute simplicité
• L’année de leurs 50 ans, les femmes reçoivent une première lettre d’invitation qui sert de prescription. Il suffit de prendre rendez-vous pour une mammographie : pas la peine d’aller chez le médecin.
• Après avoir passé gratuitement leur mammographie, les patientes reçoivent leur résultat à la maison; une copie est adressée à leur médecin.
• Par la suite, les participantes sont moins sujettes à oublier leur mammographie, car il y a un rappel systématique tous les deux ans.
• Si leur résultat demande des examens complémentaires, les patientes obtiennent des rendez-vous plus rapidement dans les centres d’investigation désignés.
Un programme de qualité
• Tout le personnel qui oeuvre au PQDCS a reçu une formation de pointe qui est mise à jour régulièrement.
• Une équipe multidisciplinaire regroupant différents professionnels de la santé publique évalue chaque année la performance du PQDCS.
Pourquoi certaines femmes restent réticentes à passer une mammographie?
La première raison est la peur d’avoir un cancer. Elles se disent : « Si je n’y vais pas, je ne l’aurai pas! » C’est oublier que plus la tumeur est petite et localisée, mieux c’est. La mammographie permet de déceler des tumeurs bien avant qu’elles puissent être palpées. Ensuite, la mammographie n’est pas l’examen le plus agréable au monde. Par ailleurs, les appareils se sont beaucoup perfectionnés et la durée de compression nécessaire pour obtenir une image précise n’est plus que de 30 à 45 secondes.
Pourquoi est-ce important de surveiller la santé de ses seins?
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes au Canada. En 2008, 22 400 nouveaux cas seront diagnostiqués au pays, dont 5 900 cas au Québec. Heureusement, le taux de survie cinq ans après le diagnostic ne cesse de s’améliorer, car on dépiste les cancers plus tôt et les traitements sont plus efficaces (en 2008, au Canada, il est de 87 %).
Connaît-on les causes?
Les causes sont inconnues, mais on a identifié certains facteurs de risque. Le premier est sans contredit l’âge : 8 cas sur 10 surviennent chez des femmes de plus de 50 ans. Viennent par la suite les antécédents personnels: avoir déjà eu un cancer du sein ou avoir eu antérieurement une biopsie du sein révélant certaines anomalies désignées sous le nom de « cellules-atypiques ». Du côté des antécédents familiaux, le risque est plus élevé chez une femme dont la mère ou la soeur a déjà été atteinte d’un cancer du sein avant la ménopause. Finalement, on remarque une légère augmentation du cancer du sein chez les femmes qui suivent une hormonothérapie pendant plus de cinq ans. Retenons cependant que la majorité des femmes qui développent un cancer du sein ne présentent aucun facteur de risque autre que celui d’être femme et d’avancer en âge.
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/Renseignements: Pour en savoir plus sur la santé des seins, le cancer du
sein de même que son dépistage, communiquez avec le Service d’information sur
le cancer au 1 888 939-3333 ou visitez le www.cancer.ca./
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