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L’OIIQ, inquiet de l’exode des infirmières vers les agences privées, rend public un sondage CROP sur la question

Ce sondage, réalisé par CROP, entre le 16 et le 27 janvier 2008, auprès de 500 répondants...
2008-03-12 11:12 - Communiqué de presse

MONTREAL, le 12 mars 2008 - / LBR.ca / - L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a dévoilé, aujourd’hui, les résultats d’un sondage CROP, effectué auprès des infirmières qui travaillent en agences.

Ce sondage, réalisé par CROP, entre le 16 et le 27 janvier 2008, auprès de 500 répondants, révèle que la majorité des infirmières interrogées ont choisi de travailler pour les agences afin de se donner un cadre de travail plus flexible qui leur permet de réaliser leurs projets d’études, de famille et ou de retraite progressive. « Ce qui se dégage de ce sondage, d’affirmer la présidente de l’OIIQ, Gyslaine Desrosiers, est l’appréciation de la flexibilité, notamment à l’égard des horaires, que procure le fait de travailler pour une agence. Ce recours semble offrir à l’infirmière le choix de ses conditions de travail et, en conséquence, la possibilité de concilier son projet de vie professionnel et son projet de vie personnel, » a poursuivi Mme Desrosiers.

POURQUOI UN SONDAGE ?

A noter d’abord que les infirmières qui choisissent les agences comme
employeur exclusif ou comme employeur partagé travaillent en très grande majorité dans le réseau public. Les conditions contractuelles entre ces agences et les établissements publics sont peu connues, de même que les conditions de travail offertes à ces infirmières par ces agences. Certains établissements peuvent faire affaire avec plus d’une dizaine d’agences à la fois.

L’attraction et la rétention des infirmières dans le réseau public, dans le contexte de rareté de ressources que nous connaissons, demeurant un enjeu majeur, l’Ordre des infirmières a mandaté la firme CROP pour réaliser un sondage auprès des infirmières qui travaillent pour les agences afin de mieux comprendre les motifs de leur choix.

« L’effet pervers de ce phénomène en croissance nous inquiète, a indiqué Mme Desrosiers, puisqu’il se traduit dans le réseau par une instabilité dans les équipes de soins » a-t-elle rajouté.

Les statistiques de l’inscription au Tableau de l’Ordre indiquent que le nombre d’infirmières qui déclarent une agence comme employeur principal a doublé entre 2000 et 2007, passant de 1 060 à 1 924. Mais le phénomène demeure marginal, puisqu’il représente 2,9 % de l’ensemble des membres de notre profession et 3,5 % des infirmières du réseau public.

Toujours selon les statistiques de l’Ordre, à elles seules, quatre régions du Québec totalisent 83 % de cette partie de l’effectif. Il s’agit de Montréal (818), Laurentides (308), Montérégie (303) et Laval (175). Pour Montréal, la situation est particulièrement critique car l’effectif de la région a diminué, passant de 21 991 infirmières en 2000-2001 à 21 610 en 2007, soit une perte nette de 381. Durant la même période, il y a eu à Montréal une augmentation importante du nombre d’infirmières recrutées par des agences, soit de 660 à 818. En guise de comparaison, Québec a connu, pendant cette même période, une croissance de son effectif, passant de 8 279 à 8 824 ; la Capitale Nationale utilise peu les services des agences.

Les infirmières en agences sont sans doute nombreuses à refléter un changement de valeurs qui s’opère dans la société québécoise et qui pousse de nombreux travailleurs, et particulièrement les plus jeunes, à mettre au second plan les éléments traditionnels de sécurité et stabilité au bénéfice d’un équilibre plus grand entre leur vie personnelle et leur vie professionnelle. Le sondage révèle, en effet, que 77 % des infirmières sont entièrement satisfaites ou très satisfaites des conditions dans lesquelles leur permet de travailler les agences comme employeurs et que 62 % d’entre elles pointent la flexibilité des horaires comme première source de satisfaction au travail.

Pour permettre aux infirmières de réaliser leurs projets d’études, de famille ou de retraite, l’OIIQ recommande aux établissements du réseau, de même qu’au ministère, de mettre en place un cadre de gestion suffisamment flexible pour favoriser, chez les infirmières, l’atteinte de cet équilibre. Autrement, dans un marché aussi ouvert que celui d’aujourd’hui, et dans un contexte de rareté de ressources aussi aigu, les infirmières auront de plus en plus de choix devant elles; elles risquent alors de délaisser graduellement le réseau public et d’ainsi le fragiliser considérablement.

« Des mesures devront être prises pour éviter l’exode des infirmières vers les agences et un désengagement de ces dernières à l’endroit du réseau public. Ces mesures pourraient être, par exemple, la mise en place d’un cadre horaire plus flexible, des libérations pour fins d’études et des stratégies favorisant les prises de retraite progressives » a précisé la présidente de l’OIIQ. Le sondage et son sommaire exécutif peuvent être consultés sur le site de l’OIIQ à l’adresse : www.oiiq.org.

L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec est un ordre professionnel régi par la Loi sur les infirmières et les infirmiers (L.R.Q., c. I-8) et par le Code des professions (L.R.Q., c. C-26). Sa principale fonction est d’assurer la protection du public par la surveillance de l’exercice de la profession infirmière. L’Ordre regroupe quelque 70 000 infirmières et infirmiers.

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/Renseignements: Lise Provost, Attachée de presse, (514) 935-2505, poste
225, Cellulaire: 514 895-1987; Source: Ordre des infirmières et infirmiers du
Québec/

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