Montréal, le 5 novembre 2007. - / LBR.ca / - Réagissant à la manifestation conjointe de la CSN et de la FTQ à l’occasion du World Health Executive Forum qui se tient aujourd’hui à Saint-Sauveur, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) invite les deux centrales syndicales à cesser d’agiter l’épouvantail du privé et à se concentrer plutôt sur les solutions au problème indéniable de productivité du système de santé public.
« Les syndicats ne peuvent nier que le débat actuel sur le privé en santé est en grande partie le résultat des problèmes de productivité que connaît le système public. S’ils souhaitent éviter ce débat, ils devraient mettre sur la table leurs propositions concrètes visant à rendre le régime public plus performant », soutient le président du CPQ, Michel Kelly-Gagnon.
Les données de la base Eco-Santé de l’Institut de la statistique du Québec montrent que l’augmentation des budgets publics consacrés à la santé s’est accompagnée d’une diminution de la productivité au cours des dernières années. Ainsi, de 1990 à 2004 l’augmentation annuelle des fonds publics dépensés en santé a été en moyenne de 4,5% (soit une augmentation de plus de 1 milliard $ par année depuis 2000), alors qu’aucune augmentation du nombre de cas traités n’a été observée au cours de la même période.
« Dans cette perspective, loin de constituer une menace à l’universalité et l’accessibilité aux soins offerts par le système public, le secteur privé pourrait contribuer à rehausser sensiblement la productivité du régime public sans aucunement remettre en question les rôles de régulateur et de payeur qu’assume le gouvernement », estime le président du CPQ, qui juge l’exemple des pays scandinaves particulièrement utile pour le Québec.
En Suède, par exemple, l’entreprise Capio, qui avait démarré ses opérations dans la gestion d’un laboratoire médical, s’est rapidement développée dans le secteur des prestations de soins et s’est transformée progressivement en un grand groupe européen. Présente entre autres en Finlande, en France, en Allemagne, en Espagne et au Danemark - des pays qui partagent les mêmes objectifs d’équité et d’universalité que le système canadien - Capio gère notamment l’un des plus grands hôpitaux de Stockholm, St Gorans, un hôpital d’urgence à but lucratif qui reçoit des patients du secteur public et des patients ayant une assurance privée.
Quant au financement privé des soins, le président du CPQ tient également à rappeler aux grandes centrales syndicales que de nombreux sondages démontrent qu’une majorité de Québécois seraient favorables à une plus grande liberté d’accès aux soins de santé offerts par le secteur privé. Par exemple, un sondage Léger Marketing d’octobre 2006 révèle que 60% des Québécois accepteraient que l’Etat permette d’avoir un accès plus rapide à des soins de santé dans le secteur privé à ceux qui souhaitent payer pour y avoir accès, tout en maintenant le système de santé actuel gratuit et universel.
Le CPQ est la principale confédération patronale au Québec. L’organisme regroupe plusieurs des plus grandes entreprises du Québec ainsi que la vaste majorité des associations patronales sectorielles. Force incontournable, le CPQ représente les employeurs de plus de 70 % de la main-d’oeuvre québécoise.
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/Renseignements: Patrick Leblanc, Directeur des communications, (514)
288-5161, poste 226, Cellulaire: (514) 571-6400, pleblanc@cpq.qc.ca/
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