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L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec enregistre une croissance du nombre d’infirmières

Chaque année, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) dévoile un portrait de l’évolution de l’effectif infirmier.
2007-10-22 15:24 - Communiqué de presse

MONTREAL, le 22 octobre 2007. - / LBR.ca / - Chaque année, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) dévoile un portrait de l’évolution de l’effectif infirmier. Ces chiffres révèlent, pour la période du 1er avril 2006 au 31 mars 2007, une croissance du nombre de membres pour une cinquième année consécutive, ce qui porte le nombre d’infirmières à 69 765.

Ainsi, le Tableau de l’OIIQ compte 69 765 infirmières inscrites pour l’année 2006-2007, soit 1 011 membres de plus que l’année précédente. Depuis cinq ans, le nombre d’infirmières a augmenté de 1,5 % par année. Les données de la dernière année révèlent une entrée au Tableau de 3604 infirmières dont 2768 recrues et 886 infirmières effectuant un retour à la profession. Par ailleurs, 2593 n’ont pas renouvelé leur inscription au Tableau.

Croissance du marché de l’emploi

Un plus grand nombre d’infirmières, soit 65 892, déclarent occuper un emploi dans le domaine des soins infirmiers. Il s’agit de 832 infirmières de plus qu’au 31 mars 2006, soit une augmentation de 1,3 %.

Portrait régional

Montréal perd des infirmières au profit des régions. En effet, depuis 1999, le nombre d’infirmières qui déclarent avoir leur emploi principal dans la région de Montréal a diminué de 1,6 %, alors que l’effectif a augmenté de 9,7 % dans l’ensemble du Québec pour la même période. Ajoutons que la Capitale Nationale a pour sa part connu une croissance de 16 % et l’Outaouais, de 1,8 %. Dans les régions en périphérie de Montréal (Laval, Lanaudière, Laurentides et Montérégie), la croissance s’élève aux environs de 30 %.

Pour l’année 2006-2007, à titre d’exemple, la région de la Capitale-Nationale enregistre une croissance de 1,7 %, Chaudière-Appalaches 3,0 % et les Laurentides 4,7 % alors que ce taux n’est que de 0,2 % pour Montréal.

Cependant, la région de Montréal est l’une de celles qui retient le plus ses diplômées, du moins au cours de la première année. En effet, 75 % des infirmières formées dans la région de Montréal entre 2001 et 2006 y obtiennent un emploi. Les régions de l’Estrie, l’Outaouais, l’Abitibi-Témiscamingue, Lanaudière et les Laurentides sont également des régions qui conservent plus de 70 % de leurs diplômées. Par contre, d’autres régions comme le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, Chaudière-Appalaches, Laval et le Centre-du-Québec sont des régions qui perdent plus de la moitié de leurs diplômées.

Parmi ces régions, certaines présentent un portrait de l’emploi plus problématique. En effet, moins de 10 % des nouvelles diplômées ont un emploi à temps plein et plus de la moitié ont des emplois occasionnels à temps partiel dans la région du Bas-Saint-Laurent et du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Maintien du plein emploi

Au 31 mars 2007, le taux d’emploi des infirmières inscrites s’établit à 94 %. Si l’on exclut les retraitées et les décès, le taux d’emploi atteint 97 % et demeure inchangé depuis les six dernières années. On peut donc affirmer que l’effectif infirmier du Québec connaît, depuis les années 2000, une situation de plein emploi.

La relève

Quant aux infirmières de la relève, soit celles qui ont obtenu leur permis au cours des six dernières années (2001 à 2006), leur taux d’emploi se situe à 95 % au 31 mars 2007 ; ce taux est sensiblement identique à celui de l’année précédente. Par ailleurs, leur situation d’emploi demeure plus précaire que celle de l’ensemble des infirmières. En effet, 24 % des infirmières de la relève ont un emploi occasionnel à temps partiel (TPO) alors que ce taux n’est que de 12 % pour l’ensemble des infirmières.

Réduction graduelle de la proportion des infirmières dans le réseau
Public

Au 31 mars 2007, 83 % des infirmières exercent dans un établissement du réseau public comparativement à 87 % en 2000-2001. Nous assistons donc à une perte constante de la proportion d’infirmières travaillant dans le secteur public d’environ 0,5 % par année.

Accroissement de l’effectif du secteur privé

Le secteur privé a vu ses rangs augmenter de quelques 350 infirmières au cours de la dernière année. Cette augmentation est identique à celle enregistrée dans le réseau public et porte l’effectif du secteur privé à environ 6 000 infirmières, soit 9 % de l’effectif. Cette hausse s’observe surtout chez les infirmières qui déclarent une agence de placement de personnel infirmier ou de soins privés comme employeur principal, où on retrouve actuellement environ 2000 infirmières.

« Les mouvements des infirmières vers les agences varient selon les régions. Selon Gyslaine Desrosiers, présidente de l’Ordre, « les conditions de travail doivent être rehaussées pour créer de l’attraction et de la rétention dans le réseau public ».

Baisse inquiétante de la poursuite des études universitaires

En 2006-2007, 46 % des infirmières ont une formation universitaire (certificat de 1er cycle, baccalauréat ou cycles supérieurs) comparativement à 44 % des infirmières inscrites en 2000-2001. Au cours de la dernière année seulement, la proportion d’infirmières titulaires d’un baccalauréat a augmenté de 0,9 % et atteint 27 % comparativement à 31,5 % pour l’ensemble du Canada (selon les données de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS) pour l’année 2005). Cependant, le nombre d’infirmières qui déclarent poursuivre des études universitaires a chuté de 9 % en 2006-2007 pour s’établir à un peu plus de 11 000 infirmières, soit 16 % des membres.

Rajeunissement graduel de la population infirmière

La pyramide des âges semble graduellement s’aplanir. En effet, le nombre d’infirmières continue d’augmenter dans les trois classes d’âge les plus jeunes (24 ans ou moins, 25 - 29 ans et 30 - 34 ans) ainsi que dans les trois classes les plus âgées (55 - 59 ans, 60 - 64 ans et 65 ans et plus). La classe des 50 - 54 ans demeure cependant la plus nombreuse avec plus de 11 000 infirmières, soit 17 % de l’effectif, suivi de près par les 45 - 49 ans avec près de 10 500 infirmières, ou 16 % de l’effectif.

Ces données sont extraites des quatre publications annuelles suivantes :

Evolution de l’effectif de la profession infirmière au Québec - Données au 31 mars 2007, Données sur la population infirmière par région administrative à partir du Tableau des membres au 31 mars 2007, Etude sur les permis d’exercice de la profession d’infirmière délivrés entre 2001 et 2006 - Situation au 31 mars 2007 et Portrait sommaire des infirmières et des infirmiers du Québec - Données au 31 mars 2007. Des extraits de ces documents sont disponibles sur le site Web de l’Ordre à l’adresse www.oiiq.org ou, au complet, au Centre de documentation de l’Ordre à partir du 12 novembre prochain.

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/Renseignements: Chantal Charron, attachée de presse, Cellulaire: (514)
895-1987; Source: Ordre des infirmières et infirmiers du Québec/

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