MONTREAL, le 16 octobre 2007. - / LBR.ca / - « Le thème du droit à l’alimentation, retenu dans le cadre de la journée mondiale de l’alimentation, revêt cette année une couleur toute particulière pour les citoyennes et citoyens du Québec », déclare monsieur Paul-Guy Duhamel, Dt.P., président de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec (OPDQ). « Le gouvernement a mené dernièrement et mène toujours diverses consultations publiques, lesquelles devraient logiquement permettre de mettre en contexte, de façon palpable, le droit à l’alimentation.
La consultation publique sur les conditions de vie des personnes aînées ou encore celle tenue sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire, sont autant de cadres de réflexion qui, espérons-le, permettront notamment de mieux en définir les diverses facettes et d’introduire en conséquence les mesures de soutien qui lui donneront tout son sens », précise M. Duhamel. « L’on aura beau promouvoir de saines habitudes alimentaires et mettre l’emphase sur le plaisir de bien manger, encore faut-il que les gens aient les moyens de leurs aspirations. Si le milieu institutionnel n’est pas épaulé, qu’il s’agisse de la petite école ou de la résidence pour personnes aînées, et si la famille n’est pas assurée d’un panier d’épicerie santé abordable, le droit à l’alimentation demeurera malheureusement de l’ordre des énoncés de principe. », conclut M. Duhamel.
Quelques chiffres :
• 8,6% des ménages québécois sont en insécurité alimentaire modérée(1) ou grave(2) »(i);
• 24,9% des ménages monoparentaux ayant une femme à leur tête sont susceptibles de vivre des situations d’insécurité alimentaire;
• Chez les ménages dont les revenus bruts sont parmi les plus bas(3), la prévalence de l’insécurité alimentaire passe à 48,3%
• 41 % des utilisateurs des banques alimentaires en 2006 au Canada étaient des enfants(ii).
• Selon le Dispensaire diététique de Montréal (DDM), les ménages à faible revenu du Québec consacrent 21 % de leur revenu à l’achat des aliments alors que cette proportion devrait se situer à 32 % pour répondre à l’ensemble des besoins nutritionnels du ménage(iii).;
• Selon le DDM, il en coûte 6,11 $ par personne et par jour pour se procurer un panier à provisions nutritif(iv)
• 55% des québécois ont des habiletés insuffisantes pour leur permettre de lire et de comprendre l’information, quelle qu’elle soit, qui apparaît tant sur les emballages que sur les étiquettes nutritionnelles.(v);
• 59% des québécois ont des habiletés en mathématique insuffisantes pour leur permettre d’utiliser l’information, quelle qu’elle soit, qui apparaît tant sur les emballages que sur les étiquettes nutritionnelles.(vi)
Afin d’éviter l’appauvrissement et le nivellement alimentaire que l’OPDQ et ses membres constatent malheureusement, il importe conséquemment que les mesures que le gouvernement jugera bon mettre de l’avant permettent la promotion de la culture alimentaire québécoise tout en assurant quantité, qualité et choix éclairé du consommateur.
L’OPDQ
L’Ordre professionnel des diététistes du Québec assure la protection du public en matière de nutrition humaine et d’alimentation, notamment par le contrôle de l’exercice de la profession et de la qualité de l’acte professionnel de même que par le maintien et le développement des compétences professionnelles des diététistes/nutritionnistes.
Par des prises de position et des actions ciblées, l’Ordre contribue à l’amélioration de la santé et du bien-être de la population et des individus en favorisant des environnements propices à de saines habitudes alimentaires de même qu’en soutenant, dans chacun de ces environnements, l’accès aux compétences de ses membres. Ce faisant, l’Ordre favorise également des mesures d’éducation et d’accès à une information judicieuse, rigoureuse et d’intérêt public qui permet une prise de décision éclairée en matière d’alimentation.
(1) Signes que la qualité ou la quantité des aliments consommés est compromise.
(2) Signes de réduction de l’apport alimentaire et de perturbation des habitudes alimentaires.
(3) Plus petit que 10 000$ pour les ménages de une à quatre personnes ou plus petit que 15 000$ pour cinq personnes et plus
(i) Enquête sur la santé des collectivités canadiennes, cycle 2.2, Nutrition (2004), Sécurité alimentaire liée au revenu dans les ménages, Bureau de la politique et de la promotion de la nutrition, Direction générale des produits de santé et des aliments, Santé Canada, 2007.
(ii) Association canadienne des banques alimentaires, Bilan-Faim 2006, http://www.cafb-acba.ca/documents/HungerCount_2006_FR_WEB3.pdf
(iii) Dispensaire diététique de Montréal. Etude sur le coût du panier à provisions nutritif dans divers quartiers de Montréal, avril 2006.
(iv) Dispensaire diététique de Montréal. Coût minimum de régimes nutritifs, janvier 2007.
(v) http://www.fqa.qc.ca/soussection1.php?section=1_2_2
(vi) http://www.fqa.qc.ca/soussection1.php?section=1_2_2
• 30-
/Renseignements: Lise Tardif, Adjointe aux communications, (514) 393-373,
poste 208, ltardif@opdq.org/
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