MONTREAL, le 16 février 2006. - / LBR.ca / - « Bien que la CSN constate que la réponse du gouvernement à l’arrêt Chaoulli n’a pas pour effet d’élargir la portée du jugement, elle déplore cependant que cette réponse est partielle et temporaire et ne règle en rien les problèmes d’accès beaucoup plus généralisés aux services », a déclaré la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, dans une réaction préliminaire.
Le ministre reconnaît qu’il faut maintenir l’étanchéité entre les catégories de médecins participants et non participants, ce qui fait en sorte qu’un médecin ne pourra pratiquer à la fois dans le secteur privé et le secteur public. « Il s’agit pour nous d’un élément essentiel pour contrer la présence et l’expansion d’un système de santé parallèle », a précisé la présidente Claudette Carbonneau. « Nous croyons que le ministre peut aller encore plus loin et interdire aux médecins non participants de réclamer des honoraires supérieurs à ceux des médecins participants. »
Les mesures mises en place sont cependant loin de régler les problèmes d’accès qui ne se limitent pas à trois chirurgies électives (genoux, hanches et cataractes). « L’accès à un médecin de famille, à des soins à domicile, à certains services diagnostics ou à de l’hébergement pour les personnes âgées ou en perte d’autonomie demeurent difficiles. Il faut trouver des solutions qui vont faire avancer les choses », de poursuivre la présidente de la CSN.
Le défi du gouvernement sera d’augmenter le volume des services publics pour éviter que quiconque ne dépasse les délais garantis et démontrer ainsi l’inutilité du recours à l’assurance privée. La CSN souhaite que les solutions mises de l’avant pour atteindre cet objectif mobilisent les acteurs à consolider et à développer la prestation de services publics. Le recours aux cliniques privées affiliées ne devrait pas être, en bout de ligne, la perspective d’amélioration des services. Le recours à l’extérieur du système public devrait être un recours ultime. La CSN aura le regard braqué sur les efforts déployés et la transparence des mesures de gestion active de l’attente.
La CSN sera du débat. « Il est temps qu’on aborde la question du financement. Nous serons toujours en faveur d’un système gratuit, accessible et universel, financé de façon adéquate, un système de santé public capable de répondre aux besoins des citoyennes et des citoyens du Québec. La CSN fera des propositions tant en matière d’organisation des services qu’en matière de financement. »
La Confédération des syndicats nationaux compte plus de 300 000 membres. Fondée en 1921, la CSN représente des travailleuses et des travailleurs de tous les types de milieux de travail, tant dans le secteur privé que dans le secteur public.
· 30-
/Renseignements: Michelle Filteau, directrice du Service des
communications de la CSN, (514) 894-1326/
Réagir à cet article
Version imprimable
Envoyer à un ami
Pour d'autres informations dans « Santé et qualité de vie
»...
LBR.ca - Saguenay-Lac-St-Jean - AB