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La protection de la jeunesse avant tout une affaire de famille

Le Conseil de la famille et de l’enfance a ouvert hier la Commission parlementaire sur le projet de loi 125, Loi modifiant la loi sur la protection de la jeunesse.
2006-01-25 14:37 - Communiqué de presse

QUÉBEC, le 24 janvier 2006. - / LBR.ca / - La présidente, Mme Marguerite Blais, a rappelé aux membres de la Commission que c’est la première fois que le Conseil de la famille et de l’enfance se prononce sur la problématique de la protection de l’enfance. L’aspect juridique des questions familiales a toujours été pour lui une préoccupation, mais aujourd’hui la multiplicité des liens entre les familles et le monde de la justice incite les membres du Conseil à considérer davantage cette perspective dans ses réflexions.

Une loi plus claire

Le Conseil a souhaité une clarification des principes du système de protection de l’enfance, notamment en ce qui concerne la primauté de l’intérêt et des droits de l’enfant. Le sentiment d’injustice par rapport au système a souvent été mis sur la place publique. Nous sommes toutefois conscients qu’arbitrer des intérêts divergents et prendre des décisions dans le meilleur intérêt des enfants n’est pas une tâche facile.

S’il est parfois difficile même pour les experts de comprendre certaines décisions, ce l’est encore plus pour le grand public. Il ne doit donc subsister aucune ambiguité dans les objectifs poursuivis et dans les principes applicables. Pour ce, le Conseil de la famille et de l’enfance propose la présentation des objectifs du système dans un préambule ou un article distinct et la réorganisation des premiers articles de la loi. De cette manière, il sera plus facile d’éclairer le grand public et les intervenants.

Des interventions plus humaines

Le Conseil de la famille et de l’enfance est favorable à une plus grande utilisation des approches consensuelles dans le règlement des conflits familiaux. Que ce soit par la médiation, la conciliation ou par ce que l’on pourrait plus globalement appeler la négociation, les approches consensuelles favorisent une responsabilisation des acteurs impliqués et une plus grande adhésion au règlement du problème. Les avantages sur le plan humain et sur le plan financier sont indéniables. Elles permettront également un meilleur engagement des familles vers des solutions durables.
Les services aux familles

Considérant que le milieu de vie le plus satisfaisant pour un enfant est généralement celui que peuvent lui offrir ses parents, il nous apparaît essentiel que les délais de placement maximaux soient accompagnés d’une aide intensive pour les parents qui manifestent la volonté d’assumer leur responsabilité parentale. La décision d’introduire de tels délais dans la législation est grave et lourde de conséquence.

La prévention et les services de première ligne sont essentiels dans ce domaine particulier de la protection des enfants, chaque situation devant être analysée et résolue selon ses propres caractéristiques. La mobilisation des communautés autour de projets de détection et de prévention des comportements de maltraitance permettrait notamment d’éviter l’aggravation de nombreuses situations. «La protection des enfants du Québec passe aussi par la lutte contre la pauvreté et l’isolement social, l’encouragement à la réussite scolaire et l’empowerment des communautés si l’on souhaite véritablement prendre en considération les besoins des familles et des enfants et ainsi assurer leur avenir dans les meilleures conditions possibles» a insisté la présidente.

Pour consulter le mémoire : www.cfe.gouv.qc.ca

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