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Priorité aux services de première ligne

Philippe Couillard et Margaret F. Delisle présente le plan d'action en santé mentale
2005-06-15 15:41 - Communiqué de presse

QUÉBEC, le 15 juin 2005 - / LBR.ca / - «Le secteur de la santé mentale est un domaine de services pour lequel notre gouvernement a pris des engagements importants et les changements que nous apportons à l’organisation de ces services nous permettront de mieux répondre aux besoins de ceux et celles, jeunes et moins jeunes, qui vivent avec un problème de santé mentale.» C’est ce qu’ont déclaré le ministre de la Santé et des Services sociaux, monsieur Philippe Couillard et la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse et à la Réadaptation, madame Margaret F. Delisle alors qu’ils rendaient public le plan d’action en santé mentale 2005-2010.

Le plan d’action en santé mentale 2005-2010, intitulé La force des liens, vise à doter le Québec d’un système efficient de santé mentale qui reconnaît le rôle des personnes utilisatrices et qui offre l’accès à des services de traitement et de soutien pour les enfants, les jeunes et les adultes de tout âge ayant un trouble mental, ainsi que pour les personnes présentant un risque suicidaire.

«Dès notre arrivée au gouvernement en 2003 nous avons identifié la santé mentale comme un secteur d’action prioritaire. Les constats formulés par le Vérificateur général du Québec en 2003, à l’effet que la gestion du programme de santé mentale ne permettait pas de répondre adéquatement aux besoins de la population sont venus renforcer notre conviction que ce domaine n’avait pas bénéficié de toute l’attention requise et qu’il était nécessaire d’y remédier», a expliqué monsieur Couillard.

En plus d’identifier la gamme de services devant être offerts à la population en général, le plan d’action répond aussi à la nécessité d’adapter les services en fonction des besoins spécifiques de chacun, en identifiant quatre sous-groupes de personnes : les enfants et les jeunes ayant un trouble mental, les adultes ayant un trouble mental, les personnes à potentiel suicidaire élevé et les personnes présentant plusieurs problèmes.

«Je suis particulièrement fière de présenter un plan d’action qui consacre une attention particulière aux enfants et aux jeunes qui souffrent de troubles mentaux. Cela témoigne de l’importance que nous accordons à cette clientèle particulièrement vulnérable. Notre volonté de permettre un cheminement harmonieux du jeune dans le réseau de services, tant en première ligne que dans les services spécialisés, comme ceux dispensés en centres jeunesse, combinée à la mise en place de mesures de soutien aux études, d’intégration au travail et de sensibilisation de la population, sont autant de facteurs qui nous permettent d’espérer des améliorations importantes», a mentionné madame Delisle.

Identifiant les grands secteurs sur lesquels insiste le plan d’action, monsieur Couillard a expliqué que le rétablissement des personnes constitue un objectif ultime des services, d’où la présence dans le plan de mesures sur le soutien à la formation et sur l’intégration des personnes en milieu de travail.

«Le plan d’action prévoit que nous ferons davantage de prévention, que nous consacrerons des efforts importants pour réduire la stigmatisation et la discrimination engendrées par la maladie mentale, que nous miserons sur la recherche comme outil d’amélioration de la condition de vie des personnes, que nous organiserons les services de façon à offrir une réponse plus rapide et plus adéquate aux besoins et que nous assurerons la participation des personnes et de leurs proches dans la planification et l’organisation des services qui les concernent», a résumé monsieur Couillard.

Priorité au renforcement des services de première ligne

Les ministres ont expliqué le choix de miser prioritairement sur le
développement de services de première ligne rapidement accessibles pour toute la population. Ce choix devrait entraîner un désengorgement des services de deuxième ou de troisième ligne pour toutes les personnes qui y ont recours. Ils ont souligné que le fait de situer le renforcement de la première ligne au coeur du plan d’action présenté aujourd’hui est cohérent avec les actions de mise en réseau déjà entreprises par le gouvernement, notamment avec la création des réseaux locaux de services de santé et de services sociaux.

Parmi les mesures concrètes qui découleront de l’application de ce plan d’action, monsieur Couillard a cité :

· la désignation d’un psychiatre répondant d’un territoire local ;
· la création d’équipes de santé mentale de première ligne dans les centres de santé et de services sociaux (CSSS) ;
· la mise sur pied d’une offre de services d’intervention de crise 24 heures/7 jours dans toutes les régions du Québec ;
· la mise en place de guichets d’accès aux services de santé mentale de première et de deuxième lignes dans tous les CSSS ;
· la disponibilité de l’intervenant pivot et de l’agent de liaison.

«Voici autant de mesures qui faciliteront l’accueil et le soutien offerts aux personnes dès leur entrée dans le système de soins, de même que le passage d’un niveau de services à un autre», a expliqué monsieur Couillard.

Madame Delisle a pour sa part souligné que le plan d’action insiste sur la nécessité de soutenir et d’impliquer la famille et les proches des enfants et des jeunes qui ont besoin de services de santé mentale.

Le ministre Couillard a également souligné les moyens financiers prévus pour appuyer la réalisation du plan d’action. Alors que plus de 31 M $ supplémentaires et récurrents ont déjà été alloués en santé mentale depuis 2003, le dernier budget est venu ajouter de nouvelles sommes récurrentes cette année. Le ministre a ainsi rappelé que le dernier budget rend disponible une somme supplémentaire récurrente de 50 millions $, qui sera utilisée pour financer deux importants plans d’action que sont le plan d’action en santé mentale, de même que le plan d’action à l’égard des services aux personnes âgées, lequel est en cours d’élaboration.

«En plus des sommes nouvelles que nous y consacrons, le plan d’action doit guider toutes les actions qui sont réalisées dans le réseau en matière de services de santé mentale, ce qui signifie que les sommes qui sont déjà dépensées dans le réseau devront dorénavant l’être en conformité avec ce plan, afin que le réseau public et ses partenaires du réseau communautaire puisse mieux répondre aux besoins des citoyens», a conclu monsieur Couillard.

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