Les infirmières du Canada répondent à la décision de la Cour suprême sur les soins de santé privés
2005-06-09 21:18 - Communiqué de presse
OTTAWA, le 9 juin 2005 - / LBR.ca / - Pour répondre à la Cour suprême qui a décidé que le gouvernement du Québec ne peut empêcher quelqu’un de payer des soins de santé privés, l’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC) exhorte vivement tous les gouvernements à tenir compte de l’importance des résultats pour la santé et de l’accès aux soins en temps opportun pour toute la population canadienne lorsqu’ils prennent des décisions concernant l’orientation future de l’offre des services de santé. L’AIIC analyse actuellement le jugement pour en comprendre à fond les éléments et leurs répercussions.
« L’AIIC est d’avis que les Canadiens et les Canadiennes ne veulent pas devenir une société où seuls les riches peuvent se payer une arthroplastie de la hanche », a déclaré Deborah Tamlyn, présidente de l’AIIC. « Nous devons trouver des solutions novatrices pour dispenser les soins si nous voulons maintenir et revitaliser notre système de santé sans but lucratif, financé et administré par le secteur public. Les infirmières et les infirmiers croient toutefois qu’en encourageant les services de santé privés, on provoquera une détérioration de l’offre des services de santé publics au Canada. »
Même si certains laissent entendre que l’augmentation du nombre de prestateurs privés améliorera l’accès aux services pour la population canadienne, l’AIIC est d’avis que les services de santé privés aspirent en fait vers eux certains des effectifs du bassin actuel des ressources humaines de la santé. Compte tenu de la pénurie actuelle d’infirmières et d’infirmiers et d’autres professionnels de la santé, l’augmentation du nombre de services privés entraînera une réduction du nombre d’infirmières et d’infirmiers, de médecins et d’autres professionnels de la santé disponibles pour fournir des services financés par le secteur public.
L’amélioration de l’accès aux services de santé est une priorité non seulement pour l’AIIC, mais aussi pour toute la population canadienne. L’AIIC cherche à mettre en oeuvre de nombreuses solutions innovatrices, telles que l’intégration efficace des infirmières et infirmiers praticiens dans le système de santé, afin de réduire les temps d’attente et d’améliorer l’accès.
« Il faut responsabiliser davantage le système de santé », a déclaré Lucille Auffrey, la directrice générale de l’AIIC. « Il faut garantir aux Canadiens et aux Canadiennes qu’ils recevront les soins qu’ils méritent en fonction de leurs besoins et non de leur capacité de payer. Nous devons faire preuve de vigilance pour préserver notre système actuel afin qu’il demeure universel, acceptable, intégré, transférable et financé par le secteur public. »
Porte-parole de la profession infirmière du Canada,
l’AIIC est une fédération comprenant onze associations professionnelles
et organismes de réglementation infirmière des provinces et des
territoires. L’AIIC croit que la viabilité d’un système de santé financé
par l’Etat et à but non lucratif repose sur le dynamisme de l’effectif infirmier.
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/Renseignements: Joanna Filion, Spécialiste en communications, Relations
avec les médias, Association des infirmières et infirmiers du Canada,
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