Saint-Félicien, 3 mars 2008 – / LBR.ca / - À l’ère de la mondialisation, de l’intégration de la nouvelle génération et de l’individualisme généralisé, on peut se demander si le mouvement syndical est en voie de disparaître. C’est ce débat qui a eu lieu le 27 février dernier, au Note Café de Dolbeau-Mistassini, lors du 5 à 7 Démokratia sur l’avenir du syndicalisme.
Les intervenants invités pour l’occasion étaient Mishell Potvin et Yvan Tremblay, représentants régionaux de la FTQ, ainsi que Daniel Leblond et Michel Routhier, du syndicat de la scierie AbitibiBowater de Dolbeau-Mistassini. Des démarches ont été effectuées pour recevoir un professeur en relations industrielles, de l’Université du Québec à Chicoutimi. Toutefois, ce dernier n’a pu être présent pour cette occasion.
L’époque où le syndicalisme avait une approche de confrontation est révolue. C’est désormais une approche conciliante qui est privilégiée afin de trouver une entente de travail qui satisfait les deux parties. Dans le contexte de la mondialisation et le spectre des délocalisations d’usines, les leaders syndicaux canalisent leurs énergies à conserver les emplois plutôt que de revendiquer de meilleures conditions de travail.
L’intégration de la nouvelle génération a été un autre sujet débattu. En effet, les jeunes qui entrent sur le marché du travail n’ont pas tendance à endosser la cause du mouvement syndical. Pour mieux intégrer les nouveaux salariés, le mentorat a été évoqué comme solution afin de transmettre le flambeau des travailleurs expérimentés à leurs jeunes collègues.
Autre élément problématique, celui de la mobilisation des membres lors d’activités syndicales. En effet, le courant de l’individualisme touche aussi les associations de travailleurs. Il est donc difficile de conscientiser les membres qui se sentent de moins en moins concernés par les difficultés socio-économiques de leur communauté et du monde entier. Heureusement, il y a de belles initiatives comme celle de Mishell Potvin, ancien dirigeant régional de la FTQ, qui rencontre des groupes d’étudiants dans les polyvalentes du Saguenay pour les sensibiliser et les informer du rôle des syndicats et de leur importance dans le rouage de notre société.
Dans un autre ordre d’idées, la perception de la population est souvent négative lorsqu’il est question de syndicat, de moyens de pression et de grève. Les intervenants invités ont soulevé que cela peut s’expliquer par la façon dont le sujet est traité par les médias. « En raison de la convergence des médias, ces derniers n’ont pas intérêt à montrer une image positive des syndicats », soulève Yvan Tremblay.
En résumé, le syndicalisme devra surmonter de nombreux défis pour conserver son rôle dans les instances politiques et économiques. Il devra évoluer et se modifier au rythme des changements et tendances que nous imposent les dirigeants de la planète. Ainsi, les associations de travailleurs pourront faire ce qu’ils font de mieux : veiller aux droits de la main-d’œuvre face à l’appétit grandissant des actionnaires.
Rappelons que Démokratia est un organisme sans but lucratif qui a comme mission de motiver et/ou d’éduquer les jeunes et moins jeunes à s’impliquer dans leur collectivité afin de la dynamiser. Cet effort vise à rapprocher les citoyens et citoyennes autour d’un projet de développement durable, équitable, pacifiste et intergénérationnel.
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Source : Louis Dugas
Agent de communication
(418) 679-3686
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