C’est joli des oiseaux. J’aime observer les épaulettes orangées d’un carouge, la crête piquante d’un geai bleu ou le rouge écarlate d’un cardinal en prenant mon café sur le balcon les matins d’été. Ces trois superbes oiseaux, qu’on voit rarement au Lac ou au Saguenay, sont tous présents dans le paysage matinal smogueux de Laval. Et ils seraient encore plus appréciables s’ils n’avaient pas fait leurs *bip-bip de nids dans l’entre-toît de mon bloc appartement. Ils chantent toute la nuit pour me tenir éveillé et profitent du petit matin pour couvrir ma voiture (neuve) de fientes. Je déteste avoir l’impression de déneiger ma voiture en été moi.
Changement du sujet plus ragoûtant… Déambulant dans l’épicerie cette semaine, je cherchais une grignotine pas trop riche en calories, question de ne pas ruiner mon objectif qui est de rentrer dans mon Speedo pour juin. Rayant de la liste les chips, bretzels et les Cracker-jack, folie passagère, j’ai opté pour un vestige de mon enfance catholique : des hosties. Ça goûte quoi des hosties? Ça goûte l’hostie. Non, je fais erreur, sur la boite était écrit en toutes lettres (et je vous jure que c’est vrai) : « au bon goût de retailles d’hosties »; les aromatiserait-on d’extrait d’essence de retailles d’hosties? Voilà qui vient éclairer le mystère de l’eucharistie.. Mais je pense que tous les gens trouvent particulier l’effet collant au palais que procure la mise en bouche d’une hostie. Enfant, j’allais à la messe en attendant le « lunch » eucharistique. Aujourd’hui, pour quelques dollars, on peut en acheter un paquet dans n’importe quel marché; pas étonnant que les églises soient vides. Au sujet des inscriptions stupides que l’on trouve sur les emballages, récemment, j’ai acheté une boîte de noix de Grenoble sur laquelle était marqué en toutes lettres : « Peut contenir des traces de noix ». Merci de m’avertir, sans cette mise en garde, j’aurais innocemment mangé ces noix sans savoir qu’elles avaient été en contact avec… des noix!
Du coq à l’âne, c’est sous une pluie battante que devrait avoir lieu mon premier match de balle-molle de l’année, je devrais même dire mon premier en 5 ans. Une ligue de « pitons » comme on dit, avec des jeunes et des moins jeunes. Certains sont de la génération X mais la plupart des joueurs sont de la génération post baby-boom; ceux qui ont profité de l’hérésie des années 80 pour remplacer leurs armoires en chêne par de la mélamine blanche. Au fait, on devrait peut-être envisager un recours collectif contre l’inventeur de cette révolution diabolique.
La balle-molle est le seul sport ou on peut participer activement à une victoire sans toucher à la balle, sans courir, sans effort. Je ne perdrai pas mes 30 livres en jouant deux fois par semaine; même que je vais probablement engraisser avec la traditionnelle bière d’après match; celle qui précède la bière d’après l’après match et celle qui suit la… Bon, je n’ai pas besoin d’en dire plus, vous connaissez les règles… Bonne semaine!
Michel Bouchard
Courriel : bic22@hotmail.com
Site web : www.zymotiques.com
Parti de mon Saint-Nazaire natal en 2003, j’ai quitté vers Laval dans le but de me rapprocher de mon rêve: vivre de ma plume. Je profite de cette tribune pour raconter mon cheminement et mes impressions sur la vie « en ville » Mais vous savez, on peut sortir un gars du Lac mais on sort pas le Lac du gars !