Un commentaire de Christian Bélanger de Chicoutimi
2006-05-11 19:03 - Commentaire d'opinion
/ LBR.ca / -
Monsieur le Maire Tremblay,
Eh bien, en temps normal, je ne prendrais pas la peine de vous écrire pour une nouvelle d’actualité locale. Sauf que cette fois-ci, j’ai décidé de mettre en pratique la maxime du « citoyen d’abord » et c’est pour cela que j’espère avoir une réaction à mon message...
Je viens tout juste de visionner le bulletin de nouvelles régionales sur les ondes de CJPM et j’ai pris le temps d’écouter le reportage portant sur la présence des jeunes au centre-ville de l’arrondissement Chicoutimi, plus précisément dans le parc adjacent à la bibliothèque... Encore une fois, la présence des jeunes semble déranger... Ont-ils été odieux ? Pas d’après ce que des dames ont pu rapporter dans le cadre de ce reportage.... mais il semble avoir été signalé par l’une d’entre elle que les jeunes ne sont pas à leur place (voir ici le parc)...
À quel endroit pourront-ils avoir leur place ? Je me le demande... On prévoit, selon ce que la conseillère, Madame Larouche, mentionnait, rencontrer les parents de ces jeunes-là... Est-ce que l’on pense que le « problème », bien que je doute que cela en soit réellement un, soit peut-être plus important qu’un simple problème de supervision parentale... ? L’image donnée dans le reportage télé laisse des doutes à ce sujet...
J’étais l’un de ces jeunes que l’on a « expulsés » de l’arcade Galaxie à l’été 1997, un lieu qui semble-t-il dérangeait beaucoup pour certaines personnes... Un lieu dont le seul défaut était celui d’être fréquenté par des jeunes qui n’avaient pas les mêmes ressources que leurs aînés pour faire contrepoids à une décision les dépassant...
Ce qui est choquant, c’est que ce genre d’action de régler les problèmes par la politique du « vide », c’est-à-dire que l’on règle le problème en envoyant les jeunes ailleurs, fait en sorte qu’à long terme, les jeunes créent inévitablement un ressentiment vis-à-vis les institutions voulant « régler » le problème... donc, un ressentiment envers la collectivité, ce qui n’est pas une aide puisque lorsque ces jeunes prendront le chemin du milieu du travail en suivant une formation professionnelle, technique, collégiale ou universitaire, seront-ils intéressés à contribuer à notre collectivité ? J’y mets un gros doute...
Ce que je vous demande n’est pas très compliqué... Avant d’agir dans le dossier de la présence des jeunes au centre-ville de l’arrondissement Chicoutimi, pourquoi n’iriez-vous pas rencontrer ces jeunes afin de discuter directement avec eux afin de mieux comprendre leur réalité et voir à agir pour, qu’à la fois, les jeunes et l’ensemble de toutes les personnes de tous les groupes d’âges de notre ville puissent se côtoyer sans avoir peur de la différence.