- / LBR.ca / - J’ai magasiné les voitures dernièrement, et croyez-moi, ici à Laval, ce n’est pas le choix de concessionnaires qui manque. Il doit bien en avoir 3 de chaque marque dans un rayon de 25 kilomètres!
Quand on dit un « vendeur de char », je peux affirmer que j’ai eu droit au roi des clichés. Je commence par téléphoner chez le concessionnaire, question de prendre rendez-vous. « Salut Capitaine! », me lance-t-il avec bonhomie. Déstabilisé par le flux d’originalités sortant de cet homme d’envergure, je le salue timidement et lui signale que c’est pour faire un essai routier. « Pas de trouble mon grand, quel modèle? », le nouveau, celui que vous annoncez en grande pompe partout en même temps; c’est combien pour le modèle de base au fait? « Là Chummy, y’est passé midi et demi pis j’ai pas dîné, on se jasera de ça durant le rendez-vous d’à soir, salut Champion!». Le premier contact était passablement difficile à avaler, mais ayant le goût du risque et étant de nature curieuse, il me fallait voir l’allure de ce gentil badaud.
Je ne fus pas déçu, contre toute attente, l’homme est apparu de brun vêtu, à part une chemise jaune, calculatrice, crayon et carnet rouge dans la poche de son veston. « Salut Mikey! » me lance-t-il en m’empoignant la main et en me serrant contre lui, comme si j’avais passé mon enfance à jouer aux Hot-wheels en sa charmante compagnie. Il m’a fait plusieurs « prix d’ami » et plusieurs « C’est mon dernier prix ». À croire qu’il vendait à perte! Mais il m’a époustouflé quand il a lancé : « Écoute, mon homme, je veux bien faire mon possible mais faut que tu m’aides aussi! ». Ah les vendeurs de voitures, il y en aura toujours un con pour nombre de bons, qui viendra perpétuer les clichés sur leur profession. Non je n’ai pas acheté là, mais j’ai passé un bon moment à voir cet artiste essayer de m’amadouer avec des formules toutes préparées d’avance. Allez, salut Matelot!
Je vais probablement être plus lent à livrer mes chroniques ces temps-ci. Pourquoi ? Parce que j’ai décidé de changer d’outil de travail en fin de semaine. Je me suis acheté un iMac G5. Ça veut dire quoi G5 ? La même chose qu’un Pentium2; c’est à dire rien. 1,9Ghz, rien de moins, ça non plus ça ne me dit rien, mais c’est certainement mieux qu’un Commodore 64. Tout ce que je sais, c’est que ça m’a pris seulement deux heures à trouver le satané accent aigu. La grande différence entre Mac et PC, c’est la qualité graphique! Donc mes textes seront plus beaux visuellement; quel dévouement, qu’est-ce que je ne ferais pas pour vous?
Comme je l’expliquais dans une chronique précédente, je suis un rédacteur. Un rédacteur humoristique de surcroît… Mon travail consiste à écrire des blagues pour des magazines, des humoristes, des… magazines et des humoristes quoi ! J’ai eu la commande d’écrire des blagues sur les habitants des régions. Des jokes de fermiers et de consanguins m’a-t-on demandé. C’est l’image stupide que les gens d’ici ont des régions. Des blagues idiotes comme : « Pourquoi les filles du Lac sont plus belles que les autres filles? Parce qu'elles ont toutes les mêmes gênes! »
J’en ai longuement discuté avec mon épouse et nous avons décidé d’un commun accord que je ne ferais pas de blagues là-dessus, notre maman chérie ne le prendrait pas…
Allez, bonne semaine!
Michel Bouchard
Courriel : bic22@hotmail.com
Site web : www.zymotiques.com
Parti de mon Saint-Nazaire natal en 2003, j'ai quitté vers Laval dans le but de me rapprocher de mon rêve: vivre de ma plume. Je profite de cette tribune pour raconter mon cheminement et mes impressions sur la vie "en ville" Mais vous savez, on peut sortir un gars du Lac mais on sort pas le Lac du gars
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