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La préoccupation du Bloc Québécois à l’égard des femmes est constante

Communiqué de la porte-parole du Bloc Québécois en matière de Condition féminine
2006-01-03 16:07 - Communiqué de presse

Québec, le mardi 3 janvier 2006 – « C’est par une lutte constante pour améliorer le régime d’assurance-emploi, défendre les compétences du Québec en matière de services de garde et de congés parentaux et réclamer l’augmentation des investissements fédéraux dans le logement social que le Bloc Québécois témoigne de sa préoccupation à l’égard des femmes », a déclaré la porte-parole du Bloc Québécois en matière de Condition féminine et députée de Québec, Christiane Gagnon.

La candidate du Bloc Québécois répondait ainsi à l’appel de la coalition de dix groupes de femmes qui lançait hier l’édition 2006 de Encore sous le choc, un guide pratique de l’électrice qui résume les enjeux qui touchent les femmes.

Assurance-emploi

En matière d’assurance-emploi, par exemple, le Bloc Québécois a dénoncé à plusieurs reprises la réduction de l’admissibilité des femmes au régime. En effet, depuis les dernières modifications au régime d’assurance-emploi, en 1996, un grand nombre de travailleuses à temps partiel ne font tout simplement pas assez d’heures pour avoir droit à l’assurance-emploi.

C’est ainsi que l’écart entre les hommes et les femmes qui ont accès au régime s’est accru, passant de 6 %, en 1996, à 11 %, en 2001. « Pour corriger cette situation et s’attaquer à la pauvreté et à l’exclusion qui minent le tissu social, le Bloc Québécois réclame notamment la diminution du seuil d’admissibilité au régime à 360 heures. Les travailleuses et les travailleurs autonomes devraient également avoir la possibilité d’accéder au régime sur une base volontaire », a précisé Christiane Gagnon.

Retrait préventif, services de garde et congés parentaux

« Tout en défendant les compétences du Québec dans le champ des politiques sociales, le Bloc Québécois veut étendre le retrait préventif à toutes les femmes du Québec, il a préservé leurs acquis en matière de services de garde et il a forcé le fédéral à verser sa part pour la mise en place du programme québécois de congés parentaux », a affirmé Christiane Gagnon.

Par ailleurs, pour permettre au gouvernement du Québec de disposer des ressources financières qui lui permettront de garantir à sa population les services dont elle a besoin, le Bloc Québécois réclame la correction du déséquilibre fiscal, qui passe par une hausse des transferts à l’éducation postsecondaire (secteurs collégial et universitaire) et aux programmes sociaux, une modification de la formule de péréquation et un nouveau partage des champs fiscaux entre le gouvernement fédéral, les provinces et le gouvernement du Québec.

Logement social

Alors que la situation du logement est désastreuse dans plusieurs circonscriptions du Québec, les taux d’inoccupation y étant très en dessous du taux d’équilibre de 3 %, le réinvestissement réclamé par le Bloc Québécois permettrait notamment de construire 8000 logements sociaux au Québec, d’augmenter la disponibilité de logements à prix modique et de contrer la baisse du taux d’inoccupation des logements et la hausse du coût des loyers.

Selon le recensement de 2001, les femmes au Québec étaient locataires dans une proportion de 55 %. Pas moins de 42 % des femmes consacrent près du tiers de leur revenu pour se loger. Dans le cas des mères monoparentales, 17 % d’entre elles consacrent plus de la moitié de leur revenu pour se loger.

Équité salariale

La question de l’équité salariale préoccupe grandement le Bloc Québécois, qui veut mettre fin à la disparité salariale qui existe toujours entre les hommes et les femmes dans la fonction publique fédérale. L’article 11 de la Loi canadienne sur les droits de la personne prévoit qu’un employeur qui pratique une telle disparité entre des hommes et des femmes qui exécutent des fonctions équivalentes dans un même établissement commet un acte discriminatoire.

« Dix-huit mois après la publication du rapport du Groupe de travail sur l’équité salariale, il n’y a toujours rien de fait. C’est pourquoi le Bloc Québécois demande que le modèle existant d’équité salariale reposant sur des plaintes soit remplacé par une nouvelle loi distincte et proactive en matière d’équité salariale qui ferait de l’équité salariale un droit fondamental de la personne conformément à ce qui existe au Québec », a expliqué Christiane Gagnon.

Rappelons que les femmes qui travaillent à temps complet ne gagnent encore aujourd’hui que 71 % du salaire des hommes.

Femmes autochtones

En matière de respect des droits humains, le Bloc Québécois réclame que le gouvernement fédéral fasse une priorité du dossier de la violence et de la discrimination dont sont victimes les femmes autochtones.

« En décembre dernier, le Bloc Québécois a notamment réclamé que cette question soit à l’ordre du jour de la rencontre des premiers ministres de Kelowna, en Colombie Britannique. Au cours du prochain mandat, nous allons continuer à défendre les intérêts des peuples et des femmes autochtones, exigeant que le gouvernement fédéral reconnaisse ses torts et assume ses responsabilités », a conclu Christiane Gagnon.

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Renseignements : Service de presse du Bloc Québécois
Tél. : (514) 376-1887
www.blocquebecois.org
Responsable des communications pour la circonscription
Luc Samama
Tél. : (418) 522-1333

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