Une journée gravée à jamais dans notre mémoire collective
2005-12-06 08:13 - Communiqué de presse
MONTREAL, le 6 décembre 2005 - / LBR.ca / - Il y a 16 ans aujourd’hui, le 6 décembre 1989, Marc Lépine entrait à l’Ecole Polytechnique de Montréal et tuait 14 jeunes étudiantes. Cette journée, gravée à jamais dans nos mémoires, nous rappelle que la violence faite aux femmes est une problématique malheureusement toujours très actuelle
La Confédération des syndicats nationaux tient à souligner cette journée nationale contre la violence faite aux femmes en ayant une pensée toute particulière pour les femmes et les fillettes qui, à travers le monde, sont victimes d’abus et de mauvais traitements
Dans son rapport annuel, Amnistie Internationale, indique qu’en 2004, les femmes ont été victimes d’un nombre effarant d’abus, de viols et de mauvais traitements dans l’indifférence et l’impunité. Certains pays sont davantage montrés du doigt : L’Afghanistan, la République démocratique du Congo, la Turquie, le Darfour et l’Europe de l’Est. Ces pays sont aux prises avec de sérieuses difficultés économiques, ce qui favorise le trafic des femmes. Les enlèvements et les meurtres de femmes se poursuivent à Ciudad Juarez, ville située au nord du Mexique à la frontière des Etats Unis.
Amnistie Internationale estime que 25 % des Québécoises ont déjà été victimes de violence de la part de leur conjoint actuel ou d’un ex-conjoint. Pour la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, « cette violence est inacceptable dans une société qui se dit égalitaire ».
Dans le cadre des revendications de la Marche mondiale des femmes 2005, les femmes ont revendiqué la mise en oeuvre d’une grande campagne de sensibilisation et d’éducation sur dix ans afin que les Québécoises et les Québécois se responsabilisent et soient conscients du caractère criminel et intolérable des comportements violents à l’égard des femmes.
La CSN attend toujours des réponses concrètes de la part du gouvernement du Québec concernant cette demande et quatre autres revendications : l’adoption d’une politique globale en matière de condition féminine ainsi que le maintien des missions et mandats du Conseil du statut de la femme et du Secrétariat à la condition féminine; une entente avec le gouvernement fédéral pour protéger les femmes immigrantes victimes de trafic; une couverture des besoins essentiels des personnes dont les revenus proviennent de l’aide sociale ou des prêts et bourses; la fin des disparités de traitement pour les travailleuses et les travailleurs atypiques.
La présidente de la CSN souhaite que ce 6 décembre, soit l’occasion de nous souvenir toutes et tous de celles qui sont disparues et de continuer à revendiquer pour celles qui souffrent en silence.
La Confédération des syndicats nationaux compte plus de 300 000 membres. Fondée en 1921, la CSN représente des travailleuses et des travailleurs de tous les types de milieux de travail, tant dans le secteur privé que dans le secteur public.
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/Renseignements: Michelle Filteau, directrice du Service des communications de la CSN, (514) 598-2162, cellulaire : (514) 894-1326;
Source : CSN/