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LASTUSE suggère que les futur-es député-es fassent un stage à l'aide sociale en région

Lors des auditions de la commission parlementaire sur l'Avis du Conseil du statut de la femme, le 3 février dernier à l'Assemblée nationale, un groupe du Saguenay, le «Lieu d'actions et de services travaillant dans l'unité avec les sans-emploi» (LASTUSE), a plongé tout le monde dans un bain d'hyper-réalisme.
2005-02-08 17:56 - Chronique

- / LBR / - Très documentés, Dominik Villeneuve, Maryse Boucher et Sylvain Bergeron ont tracé de façon imagée et souvent émouvante un portrait socio-économique désolant de leur région, et en particulier de la situation des femmes. Un taux d'emploi régional qui se situe à 50,8% et à 46,5% pour les femmes ; 30% des travailleuses et des travailleurs touchant des revenus inférieurs au seuil de la pauvreté ; des taux de chômage et d'aide sociale qui atteignent respectivement 12%. Le revenu des femmes se situe à 83,4% de celui de l'ensemble des Québécoises et elles sont en chômage huit semaines en moyenne de plus. Seulement 35% des travailleuses sont admissibles à l'assurance-emploi, notamment à cause du travail saisonnier et du travail précaire qui les touchent.

«Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, on peut évaluer à près de 75% le nombre de femmes qui vivent dans un état précaire, a dit l'organisme; 21,5% sont sans revenu, 43,2% ont un revenu disponible de moins de 10 000 $, 29% entre 10 000 $ et 19 999$. Un très grand nombre d'obstacles se présentent aux femmes lorsqu'elles cherchent à améliorer leur condition: manque d'emploi, préjugés, sexisme». Lire l'article intégral.

Toujours à la commission parlementaire sur l'Avis du CSF, le groupe Option citoyenne a déclaré, entre autres, qu'il était favorable à une sorte de «conseil de l'égalité» mais pas pour remplacer le CSF, le Secrétariat à la condition féminine, les répondantes des ministères. L'R des centres de femmes du Québec a demandé au gouvernement un engagement ferme à éliminer la discrimination basée sur le sexe. Le Collectif proféministe a affirmé qu'un «masculinisme d'État» commençait à poindre au Québec. De son côté, les jeunes féministes du groupe Salvya de l'Université Laval ont expliqué le féminisme radical et deux ou trois autres choses concernant les jeunes femmes aux membres de la commission parlementaire, en présentant leur mémoire. Lire l'article

Par ailleurs, sans une lettre publiée le 7 février sur Sisyphe, la présidente du Conseil du statut de la femme, Diane Lavallée, répond à des critiques dont a fait l'objet sur ce site le document de consultation du CSF, «Vers un nouveau contrat sociale pour l'égalité entre les femmes et les hommes». Après avoir apporté des précisions sur la crainte de la symétrisation, sur l'approche sociétale et sur l'approche spécifique, la présidente du CSF ajoute: «Nous comprenons que tout ce débat soulève des craintes dans le contexte actuel, un contexte marqué notamment par une montée de groupes antiféministes et par un resserrement des finances publiques. Toutefois, ces craintes ne justifient pas, selon nous, un arrêt de toute réflexion et de toute tentative d'innovation». Lire la lettre de Diane Lavallée: «Le Conseil du statut de la femme rectifie des propos à son égard».

On peut lire d'autres articles dans la rubrique "Commission parlementaire" et dans la rubrique "Avenir du Conseil du statut de la femme".

On peut lire les mémoires présentés par les groupes ainsi que les débats sur le site de l'Assemblée nationale.

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