QUEBEC, le 14 mai 2008 - / LBR.ca / - « La ministre de l’Education, madame Michelle Courchesne, vient de proposer les balises qui permettront à l’ensemble des partenaires du monde scolaire de véritablement coopérer en vue d’une gouvernance et d’une démocratie scolaire nettement améliorées ». C’est en ces termes que s’est exprimée madame Lise Ouellet, présidente de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), après une première lecture du projet de loi déposé hier par la ministre de l’Education.
Globalement, la FCPQ est satisfaite des dispositions prévues dans le projet de loi 88 modifiant la Loi sur l’instruction publique et la Loi sur les élections scolaires. D’ailleurs, bon nombre de ces dispositions constituent des réponses positives aux demandes formulées par la FCPQ dans le cadre du Forum sur la démocratie et la gouvernance des commissions scolaires des 20 et 21 février dernier :
• une plus grande transparence dans la gouvernance des commissions scolaires ;
• une meilleure reddition de comptes envers la population, en général, et envers les parents, en particulier, et ce, tant de la part de la commission scolaire que de la part des écoles ;
• une procédure de traitement des plaintes améliorée au niveau de chaque commission scolaire ;
• la nomination d’un Protecteur de l’élève dans chaque commission scolaire.
Ces changements proposés par la ministre permettront aux parents d’élèves des écoles publiques du Québec de contribuer encore davantage à une noble mission : placer la réussite au coeur des préoccupations et des activités de l’ensemble des commissions scolaires.
En tant que représentante légitime des parents de près d’un million d’élèves du Québec, la FCPQ tient toutefois à rappeler à la ministre sa proposition à l’effet que le tiers des sièges au conseil des commissaires soit dorénavant occupé par des commissaires représentants du comité de parents. Les deux autres tiers des sièges reviendraient à des commissaires élus par la population. « Pourquoi ces deux groupes, de dire madame Ouellet ? Tout simplement parce qu’ils constituent tous deux des membres externes. Une participation accrue de la première partie prenante du système d’éducation, en l’occurrence les parents, s’avère nécessaire. En allant dans cette direction, nous avons tous beaucoup à gagner : les élèves et les parents, mais aussi l’ensemble de la société ».
Organisme qui mobilise quelque 18 000 parents déjà engagés dans les instances de gouvernance scolaire, la FCPQ rappelle que le parent qui s’implique dans l’une ou l’autre de ces instances n’a pas d’autre intérêt à défendre que le mieux-être de son enfant et de l’ensemble des élèves.
Enfin, la FCPQ offre sa pleine et entière collaboration tant à la ministre de l’Education, du Loisir et du Sport qu’aux membres de la Commission parlementaire de l’Education dans leurs travaux en vue de bonifier ce projet de loi, de façon à ce que les parents puissent enfin occuper la place qui leur revient dans le monde scolaire québécois.
La Fédération des comités de parents du Québec tire sa raison d’être de l’existence, dans chacune des commissions scolaires, d’un comité de parents représentant les parents des élèves des écoles publiques primaires et secondaires du Québec. La mission de la FCPQ est de défendre et de promouvoir les droits et les intérêts des parents des élèves de façon à assurer la qualité de l’éducation offerte aux enfants.
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