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Formons des « Reboiseurs sans frontières »

Attendu que…
2008-05-05 08:46 - Communiqué de presse

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Notre planète a un urgent besoin d’être reboisée
• Plusieurs entreprises de la région forment de jeunes reboiseurs
• Le travail de reboiseur n’est pas assez reconnu
• Nous manquons de reboiseurs à chaque été
• Plusieurs ONG d’ici organisent des stages où l’on reboise ailleurs dans le monde
• Plusieurs collèges de la région ont de bons contacts avec ces ONG
• Plusieurs professeurs de nos collèges ont déjà organisé des stages

Nous devrions lancer un profil « reboiseur sans frontière » dans l’un de nos collèges.

Les étudiants de tous les programmes pourraient s’inscrire dans ce profil et leur formation ne serait pas ralentie.

Pendant la première année de collège, les entreprises régionales de reboisement leur seraient présentées, ainsi que les divers ONG actives dans le reboisement ailleurs dans le monde.

Pendant l’été suivant la première année de collège, les jeunes intéressés par le profil « Reboiseur sans frontière » offriraient leurs services à l’une des entreprises régionales impliquées dans le reboisement. Ces entreprises les formeraient comme elles le font ordinairement et ils partiraient en forêt pour reboiser pendant deux ou trois mois. Les coordonnées GPS précises des lieux reboisés seraient notées soigneusement pour réaliser une carte du secteur reboisé à la fin de l’été.

À la fin de l’été, les étudiants du profil « RSF » devraient déposer 2000$ dans un compte à la corporation des services aux étudiants du collège participant. Ce montant continuerait de leur appartenir et ils pourraient le retirer en tout temps en quittant le profil. Mais si le voyage se réalise, la Corporation des services aux étudiants pourrait se charger de faire les achats de billets et de matériel nécessaire au stage en remettant un reçu de charité de 2000$ au jeune pour ses impôts.

Pendant la deuxième année de collège, les jeunes participants pourraient prendre contact avec les professeurs et ONG organisant des stages à l’étranger pour s’inscrire à l’un ou l’autre des projets disponibles. Des cours complémentaires pourraient être choisis pour la préparation linguistique des jeunes et pour la formation pré départ.

Plusieurs professeurs pourraient contribuer à la préparation des jeunes en leur donnant la possibilité de faire des travaux de recherche sur les problématiques vécues dans les pays où les jeunes espèrent vivre leur stage.

Au mois de mai suivant la deuxième année de cégep, les jeunes pourraient partir en stage à l’étranger, ou retourner en forêt pour terminer leur financement si le stage qu’ils se seront conçu pendant leur deuxième année de cégep coûtait trop cher. Les sites où les plantations d’arbres auraient eu lieu seraient soigneusement cartographiés.

Une fois le stage réalisé, un diplôme de collège serait remis au participant. Sur ce diplôme figurerait le programme de l’étudiant, ainsi que la mention « Reboiseur Sans Frontières ». Les cartes des deux secteurs reboisées seraient aussi représentées sur le diplôme.

Le profil « Reboiseur Sans Frontières » pourrait être offert aux jeunes d’ici, quel que soit leur domaine d’étude, mais aussi aux jeunes d’ailleurs dans le monde qui pourraient ainsi payer leur séjour dans l’un des collège de la région en faisant trois étés de reboisement. (À 6000$ par été, soit 18000$. En utilisant l’été avant la première année, celui entre les deux années, et celui suivant la deuxième année, les études ne seraient pas allongées) Et le projet de reboisement à l’étranger pourrait se faire dans leur propre pays d’origine une fois revenus chez eux.

Les étudiants qui auraient terminé une formation collégiale complète pourraient s’inscrire à l’université ou s’inscrire en sylviculture si les travaux en forêt leur ont plu.

Les travaux de reboisement de tous les jeunes inscrits au profil « Reboiseur Sans Frontière » pourraient être illustrés sur une carte du monde affichée au collège, ainsi que sur un site Internet comportant des hyperliens vers toutes les ONG partenaires qui auraient rendu ces projets de reboisement possibles.

Nous pourrions contacter Wangari Muta Maathai pour qu’elle félicite nos jeunes pour leurs efforts par vidéo conférence. Cette rencontre aurait lieu à la fin de la deuxième année de collège, juste avant leur départ en stage. Wangari Muta Maathai a gagné le prix Nobel de la paix pour son projet de « Ceinture Verte » en 2004. En 2007 elle invitait l’humanité à replanter un milliard d’arbres. Une rencontre par vidéo conférence ne coûterait pas très cher et serait un moment chargé d’émotion pour nos jeunes.

Je ne sais pas lequel des quatre cégeps de la région sera le premier à offrir cette possibilité à nos jeunes, ni même si c’est ici que naîtra pour la première fois ce genre de programme. Mais je sais que notre planète a un urgent besoin d’être reboisée, et que nos jeunes sont capables de relever ce défi. Espérons simplement que leur force sera bientôt reconnue et célébrée au moins par une mention sur leur diplôme.

François Privé
Professeur de philosophie

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