MONTREAL, le 28 novembre 2007. - / LBR.ca / - La récente déclaration de M. Gilles Taillon, adjoint au chef de l’Action démocratique du Québec, sur l’abolition du réseau collégial a de quoi surprendre : alors que la pertinence et la nécessité des cégeps avaient été rigoureusement discutées pour finalement faire l’unanimité lors du Forum sur l’avenir de l’enseignement collégial en 2004, voilà que l’opposition officielle la remet soudainement en question sans aucune raison apparente. Rien de significatif n’a en effet changé depuis 3 ans dans le paysage de l’éducation québécois pour justifier un tel changement d’attitude dans un dossier qui fait pourtant consensus. Une fois de plus, il s’agit d’une sortie injustifiée et immature pour l’ADQ, qui ne sait visiblement plus où regarder pour aller chercher du capital politique.
Des établissements essentiels à la survie des régions
L’importance des établissements collégiaux pour les différentes régions québécoises n’est plus à prouver, ceux-ci agissant depuis 40 ans comme d’inestimables stimulateurs de l’économie locale. En plus de soutenir les entreprises voisines à l’aide de divers partenariats, les cégeps contribuent d’une façon indéniable à retenir les jeunes en région, leur offrant l’opportunité de poursuivre des études postsecondaires sans pour autant s’exiler vers la ville. Or, l’effet bénéfique sur les régions n’est pas seulement imputable au secteur technique; la formation préuniversitaire contribue elle aussi à la vitalité des régions. En effet, en permettant à des jeunes de poursuivre plus longtemps leurs études dans leur région, elle développe le sentiment d’appartenance régional, favorisant ainsi un retour éventuel dans leur communauté d’origine.
Qui plus est, la forme actuelle du réseau collégial enrichit le bagage commun de la société québécoise. En effet, le maintien d’une formation générale commune aux secteurs préuniversitaire et technique, de même que la présence dans les mêmes établissements des futurs universitaires et des futurs techniciens, permet un certain rapprochement social et une circulation des idées bénéfiques à notre société.
Un système apprécié de tous
Si la pertinence du réseau collégial fait consensus, c’est d’abord et avant tout les étudiants qui l’apprécient, se trouvant privilégiés par rapport au système plus classiquement nord-américain. Les programmes préuniversitaires - qui sont directement visés par M. Taillon - permettent en effet aux jeunes d’amorcer une spécialisation à faible coût, facilitant ainsi d’éventuelles réorientations épousant leurs ambitions réelles. « En plus d’être un important espace de transition vers la vie adulte, dans lequel l’étudiant gagne en maturité et en autonomie, le cégep permet de prendre une décision éclairée sur son avenir sans pour autant trop s’endetter », affirme Geneviève Bond-Roussel, présidente de la FECQ. « Dans l’éventualité regrettable où le gouvernement en place refuserait de faire marche arrière dans le dossier du dégel des frais universitaires, le démantèlement du réseau collégial serait catastrophique sur l’endettement étudiant », ajoute-t-elle.
Par ailleurs, le taux de diplomation postsecondaire au Québec - grandement attribuable à l’efficacité des cégeps - a de quoi faire rêver les autres provinces canadiennes. En effet, 69% des jeunes Québécois de 25 à 29 ans ont obtenu un diplôme postsecondaire (collégial ou universitaire), alors que ce taux s’établit entre 54% et 63% dans les autres régions du Canada.
La FECQ demande à l’ADQ de reconnaître le bien-fondé de la formation préuniversitaire collégiale et de ne pas donner suite aux propos impertinents de monsieur Taillon, qui ne possède visiblement aucune expertise dans le domaine de l’éducation postsecondaire.
La Fédération étudiante collégiale du Québec représente plus de 40 000 étudiants réunis au sein de 22 associations.
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/Renseignements: Mathieu Poulin, attaché de presse, FECQ, (514) 396-3320,
Cellulaire: (514) 622-8179/
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