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Pour un nouveau pacte de l’éducation universitaire:

La FEUQ publie un important mémoire sur l’avenir de l’éducation supérieure
2007-11-02 13:16 - Communiqué de presse

MONTREAL, le 2 novembre 2007. - / LBR.ca / - Lors d’une conférence de presse tenue ce matin, Jean-Patrick Brady, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), présentait aux médias le mémoire Pour un nouveau pacte de l’Education universitaire destiné à relancer le débat autour de l’avenir de l’éducation supérieure au Québec. Issu d’un travail de recherche de plusieurs mois, ce mémoire a été initié dans le but de proposer un projet politique cohérent pour le développement des universités québécoises, en cette ère d’indifférence et de déception.

« Le poids d’un dégel des frais de scolarité, jumelé au constat d’échec du réseau universitaire actuel, nous a convaincu de la nécessité d’entreprendre un grand débat pour l’avenir de notre éducation. » souligne Jean-Patrick Brady, président de la FEUQ. La FEUQ a donc mandaté son équipe de recherche ainsi que des collaborateurs externes, au début de l’été 2007, pour la réalisation d’un mémoire couvrant les enjeux suivants :

L’analyse de la qualité de l’éducation et de la recherche universitaire
• La gestion des établissements et les mesures d’imputabilité
• L’analyse du contexte de sous financement du réseau
• Les politiques de financement des gouvernements provinciaux et fédéraux
• Les politiques de financement privé
• La modélisation économique de différents scénarios de contribution étudiante jumelés à une réforme de l’aide financière aux études

Pour une nouvelle politique publique sur les universités


Le contexte de sous financement chronique des universités québécoises (estimé à près de 400 M$) ne sera pas éliminé par le dégel des droits de scolarité. Ce constat frôle l’évidence et le mémoire présenté aujourd’hui n’en fait qu’une illustration plus frappante. Les quelques millions de revenus supplémentaires issus de la hausse des frais (75 M$ dans 5 ans) ne sauraient compenser l’absence de réinvestissement public et le déséquilibre toujours éprouvé depuis la perte des transferts fédéraux. « Le gouvernement a beau transférer, sans scrupule, son propre désengagement sur le dos des étudiants, on nous confirme aujourd’hui avec force que cela ne fera pas disparaître les déficits et les difficultés budgétaires de nos établissements. » rappelle Jean-Patrick Brady, avant d’ajouter : « La catastrophe financière de l’UQAM nous montre à quel point l’état de crise actuel est dangereux. La confiance des gens envers nos universités est fragile. Sans un projet rassembleur porté par une volonté politique nationale, les déficits, les coupures et les mauvaises pratiques de gestion ne cesseront pas. »

Le mémoire présenté aujourd’hui saisi ces enjeux de front, en proposant de renforcer la Loi sur l’imputabilité des universités, de bâtir une nouvelle politique nationale des universités et de garantir à long terme l’engagement financier de l’Etat québécois envers son réseau d’éducation supérieure.

L’accessibilité aux études en danger

A l’aide d’une modélisation économique de divers scénarios de contribution étudiante, le mémoire parvient également à tirer des conclusions alarmantes à l’égard de la situation actuelle de l’accessibilité aux études. Confirmant les conclusions de l’étude publiée la semaine dernière par le MELS, l’étude de la FEUQ souligne qu’au moins 8500 étudiants quitteraient l’Université dans 10 ans si les droits de scolarité étaient indexés de 5 % par année. « En l’espace de deux semaines, deux études complètement indépendantes l’une de l’autre nous confirment que la hausse des droits de scolarité a un impact direct sur les inscriptions. On ne peut plus ignorer ça et laisser les jeunes abdiquer leur avenir pour des raisons financières. » affirme Jean-Patrick Brady.

A l’égard de l’aide financière aux études, le mémoire de la FEUQ permet également de mieux comprendre l’ampleur des besoins. Une bonification adéquate des prêts et bourses, incluant une révision à la hausse des dépenses admises pour qu’elles correspondent au coût réel de la vie ainsi qu’une baisse de la contribution parentale exigée au niveau du reste du Canada coûterait 110 M$ aux contribuables. Il s’agit de mesures nécessaires, mais qui dans tous les cas ont un coût plus élevé que les revenus d’une indexation des frais de scolarité.

Pour un nouveau pacte au sujet de la contribution étudiante

Le coeur du travail de recherche réalisé concerne cependant la création d’une modélisation économique inédite. A l’aide d’hypothèses scientifiques et de calculs vérifiés par des économistes, la FEUQ est parvenue à créer des simulations reproduisant les conditions d’implantation de 4 modèles alternatifs de contribution étudiante au financement des universités. « Avec la publication de cette recherche, on peut dire qu’on prend nos responsabilités historiques. Nous avons décidé d’ouvrir un grand débat de société et de présenter des idées que l’on entend pas souvent. » souligne M. Brady. « Nous disposons maintenant des outils pour évaluer la faisabilité de la gratuité scolaire, de l’indexation des frais et de deux modèles alternatifs à l’imposition de frais de scolarité : le RPR et l’Impôt post-universitaire. On va faire ce débat ensemble, entre étudiants, et je peux vous garantir qu’il en sortira un projet qu’on saura imposer par toute la force de notre conviction et de notre mobilisation. » conclut-il.

En attendant, au regard des conclusions de son travail de recherche, la FEUQ demeure convaincue de l’urgence de tenir un débat public d’envergure au sujet de l’avenir de l’éducation universitaire. Elle demande depuis plusieurs mois la création d’une commission parlementaire itinérante sur l’accessibilité, le financement et la gestion de l’éducation postsecondaire et espère voir les députés de l’Assemblée nationale appuyer son initiative.

Le mémoire Pour un nouveau pacte de l’éducation universitaire est
disponible sur le site web de la Fédération étudiante universitaire du Québec
au www.feuq.qc.ca

Depuis plus de 17 ans, la FEUQ représente les étudiantes et les étudiants universitaires du Québec. Composée de 16 associations membres et forte de plus de 120 000 membres, la FEUQ est le plus important groupe jeunesse au Québec.
www.feuq.qc.ca

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/Renseignements: Dany St-Jean, attaché de presse FEUQ, bureau: (514)
396-3380, Cell.: (514) 212-5457/

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