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Les enseignants et l’abolition des commissions scolaires

La CSQ, la FSE et le SERQ accusent Mario Dumont de mentir et le somment de retirer ses propos
2007-03-22 10:20 - Communiqué de presse

MONTREAL, le 22 mars 2007 - / LBR.ca / - / - Le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), M. Réjean Parent, la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE), Mme Johanne Fortier et le président du Syndicat de l’enseignement de la région de Québec (SERQ), M. Denis Simard, accusent le chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), M. Mario Dumont d’avoir menti ce matin sur les ondes de la radio de Radio-Canada à Québec en prétendant avoir l’appui des enseignantes et des enseignants pour sa réforme.

Lors d’une entrevue accordée à M. Claude Bernatchez, M. Dumont a déclaré que les enseignantes et les enseignants étaient les plus grands partisans de sa réforme visant l’abolition des commissions scolaires.

Les trois dirigeants syndicaux qualifient cette déclaration de pur mensonge sortant de la bouche d’un chef politique prêt à dire n’importe quoi pour arriver à ses fins.

« M. Dumont est très mal placé pour savoir ce que les enseignantes et les enseignants pensent de sa réforme puisqu’il a refusé de rencontrer la Centrale des syndicats du Québec. Qu’il refuse de nous rencontrer, c’est une chose, mais qu’ensuite il mente en prétendant avoir notre appui, c’est autre chose. C’est extrêmement grave et malhonnête », dénoncent MM. Parent, Simard et Mme Fortier.

Un trop gros mensonge

Ceux-ci poursuivent en précisant que le mensonge est d’autant plus gros que les enseignantes et les enseignants pensent justement le contraire.

« La proposition du chef de l’ADQ est une totale improvisation. Plutôt que de générer des économies comme il le prétend, c’est tout le contraire qui risque de se produire avec l’abolition des commissions scolaires. Il y aura surmultiplication du nombre d’administrations, ce qui accroîtra, par le fait même, les coûts d’administration. Cela pourra également entraîner la fermeture de plusieurs petites écoles au nom de la sacro-sainte rentabilité », prédisent les présidences de la CSQ, de la FSE et du SERQ.

Des excuses publiques réclamées

Une autre sérieuse conséquence du projet du chef de l’ADQ est la disparition d’une vision nationale de l’éducation au Québec avec un objectif de chance égale pour toutes et tous.

« Le remplacement des commissions scolaires par une décentralisation éclatée n’améliorera absolument pas l’éducation nationale. Il est évident que l’on viendra remplacer une certaine cohésion qui existe présentement par une véritable tour de Babel où plus personne ne parlera la même langue. Sans compter que cette multiplication de structures locales risque d’entraîner une sérieuse réduction des ressources éducatives », expliquent MM. Parent, Simard et Mme Fortier.

Les présidences de la CSQ, de la FSE et du SERQ somment donc le chef de l’ADQ de retirer ses propos immédiatement et de s’excuser envers les enseignantes et les enseignants en ayant tenté de les impliquer hypocritement dans ses politiques.

Profil de la CSQ

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente 172 000 membres, dont plus de 120 000 dans le secteur public, la grande majorité travaillant dans le domaine de l’éducation. Elle est présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.

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/Renseignements: Claude Girard, Attaché de presse CSQ, Tél. cell.: (514)
237-4432/

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