La Fédération Canadienne des Etudiantes et des Etudiants rejette le dernier programme d'aide financière proposé par Québec
La Fédération Canadienne des Etudiantes et des Etudiants a rejeté la « proposition finale » du gouvernement québécois pour l’aide financière.
2005-03-22 09:21 - Communiqué de presse
MONTREAL, le 22 mars 2005 - / LBR.ca / - « Les étudiants ont constamment réclamé un réinvestissement de $103 millions, et l’abolition des réformes au système d’aide financière », a déclaré Tim McSorley, président du bureau québécois de la FCEE. « Rien de moins n’est acceptable. »
Il y a eu peu ou pas de justification de la nécessité des coupes de la part du gouvernement, a dit McSorley, ajoutant qu’il est impossible de comprendre comment le gouvernement peut continuer à promettre des baisses d’impôts alors qu’il affirme qu’il n’y a plus d’argent pour l’éducation.
En outre, la FCEE voit plusieurs sérieux problèmes dans la proposition du gouvernement:
· Il n’y a pas de garantie que le gouvernement pourra se tenir à des promesses se projetant de cinq ans dans l’avenir.
· Le programme est discriminatoire envers les étudiants actuellement enregistrés, ainsi que les étudiants qui gradueront dans les prochaines années, puisqu’ils ne pourront pas profiter pleinement du programme.
· L’aide financière devrait être offerte de prime abord, et non pas basée sur un système de « dette d’abord, remise plus tard ». La perspective de l’endettement est un frein éprouvé à la poursuite des études par les étudiants les plus démunis.
· Aucun système d’aide financière excluant les étudiants gradués ou ceux des CEGEP ne pourra être acceptable.
· Rendre la remise de dette conditionnelle à la durée des études est discriminatoire envers les étudiants à revenu faible, qui sont le plus exposés à prendre plus de temps à compléter leurs études. Si ne serait-ce qu’un seul semestre de plus était requis, la dette de ces étudiants grimperait à $17,800.
· En retirant les étudiants ne rentrant pas dans les conditions de la remise de dette de ses calculs, le gouvernement manipule les chiffres en faveur de sa proposition.
· L’ancien programme n’a jamais été décrit comme parfait. En réalité, les résultats de la commission parlementaire sur le futur du financement de l’éducation post-secondaire du printemps dernier a révélé un consensus général en faveur de réformes nécessaires au programme. Toutefois, le Ministre de l’Education s’emploi actuellement à rattraper la situation causée par son prédécesseur et ne s’intéresse pas à construire un meilleur programme à partir de l’ancien. Les libéraux ne font qu’essayer de résoudre les problèmes qu’ils ont introduits.
Pour une analyse plus détailler, écrire à tim@education-action.net ou visiter www.education-action.net
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/Renseignements
Contact: Tim McSorley, (514) 969-2377/