MONTREAL, le 15 février 2007. - / LBR.ca / - Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) est abasourdi de constater la confusion qui règne dans les chiffres dévoilés aujourd’hui par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) en appui à son appel au maintien du gel des droits de scolarité universitaires.
« Aucun des scénarios présentés ne tient la route. La FEUQ et les centrales syndicales qui l’accompagnent confondent deux débats pour mystifier le grand public et mieux vendre leur cause. Mais en vertu de quelle logique une augmentation des droits de scolarité de 10,9 millions de dollars pourrait-elle se transformer en manque à gagner de 111,4 millions pour l’Etat et les universités? Il ne s’agit là que d’un des quatre scénarios de la FEUQ, mais ils sont tous de même acabit », a réagi le président du CPQ, Michel Kelly-Gagnon.
Deux débats à ne pas confondre
Les quatre scénarios présentés par la FEUQ et les syndicats mélangent deux questions qui doivent être distinguées pour qu’un débat serein et rationnel puisse être mené quant au bien-fondé de maintenir ou non le gel des droits de scolarité qui perdure depuis près d’une décennie.
La première question est celle du rehaussement de la contribution des étudiants au financement des universités et des ajustements qu’il conviendrait alors d’apporter au régime de prêts et bourses advenant une hausse des droits de scolarité.
« Il va sans dire qu’advenant une augmentation des droits, l’Etat et les universités devront prévoir des mécanismes pour que l’accès des étudiants moins nantis aux études supérieures soit maintenu. Toutefois, comme la grande majorité des étudiants ont les moyens de rehausser leur contribution, il ne peut en résulter qu’une augmentation nette du financement pour les universités », a commenté M. Kelly-Gagnon à cet égard.
La deuxième question est celle d’une bonification du régime actuel d’aide financière aux études. Or, la FEUQ introduit le règlement de cette question dans ses scénarios d’augmentation des droits. Une telle bonification est peut-être souhaitable, mais c’est un tout autre débat, qui ne règle en rien le besoin criant des universités de rehausser leur financement.
La position du CPQ
Préoccupé par la capacité des entreprises québécoises de pouvoir compter sur la présence d’une main-d’oeuvre qualifiée, le CPQ estime qu’il est essentiel que nos universités puissent soutenir la compétition sur la scène mondiale.
Pour ce faire, le CPQ prône l’instauration d’une plus grande liberté contractuelle permettant aux universités d’établir elles-mêmes leurs droits de scolarité en fonction de leurs besoins et de leurs clientèles. Cette libéralisation devrait être menée de concert avec une révision du Régime québécois d’aide financière aux études pour l’adapter aux besoins des étudiants.
Le CPQ est la principale confédération patronale au Québec. L’organisme regroupe plusieurs des plus grandes entreprises du Québec ainsi que la vaste majorité des associations patronales sectorielles. Force incontournable, le CPQ représente les employeurs de plus de 70 % de la main-d’oeuvre québécoise.
• 30-
/Renseignements: Patrick Leblanc, Directeur des communications, (514)
288-5161, poste 226, pleblanc@cpq.qc.ca/
Réagir à cet article
Version imprimable
Envoyer à un ami
Pour d'autres informations dans « Éducation et formation
»...
LBR.ca - Saguenay-Lac-St-Jean - AB