Avec l’utilisation des logiciels de messagerie instantanée sur Internet, les cybernautes ont su trouver bon nombre de raccourcis pour écrire plus rapidement. Malheureusement, c’est le français qui en prend un coup.
2006-04-11 08:32 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial .
- / LBR.ca / - Le grand réseau d’Internet s’est répandu partout au cours des années 90, et continue de croître aujourd’hui. Cette nouvelle technologie était censée faciliter la communication, et la diversifier avec de nouveaux outils. Mission accomplie, la communication est beaucoup plus facile aujourd’hui qu’elle ne pouvait l’être il y a 10 ou 15 ans. Mais est-elle meilleure ? Je n’en suis pas convaincu! Tant qu’à troquer les «j’ai» pour des «g» et les «es-tu là» pour des «t tu la»… pourquoi ne pas retourner à l’époque des hiéroglyphes de l’Égypte ancienne ?
Attention, n’allez pas croire que je suis un puriste. Je me suis levé contre la sortie de Denise Bombardier qui maudissait le langage des humoristes l’an passé. Je suis plutôt de ceux qui croient que l’on peut parler de façon aussi tordue qu’on le désire, tant que le respect demeure. Ça fait partie de l’expression culturelle d’inclure son joual à sa langue. Le problème, ce n’est pas de parler comme un cheval, c’est d’écrire comme on parle. Les paroles s’envolent, les écrits restent.
Chez LBR.ca, plusieurs dizaines de commentaires sont reçus par courriel à toutes les semaines. Certains sont impeccables alors que d’autres sont carrément impubliables à moins d’être scrutés à la loupe. «Les lettres d’opinions qui nous sont acheminées pourraient être de meilleure qualité du point vue de la langue française. Les auteurs ne prennent pas le temps de se relire», affirme l’éditeur du journal, Alain Bergeron. «Les ressources humaines affectées à la correction sont limitées, ce qui nous empêche souvent la diffusion d’articles et d’éléments d’information de qualité», dit-il pour compléter.
S’il faut tourner sa langue sept fois avant de parler, il faut certainement tourner son clavier sept fois avant d’écrire… même si le fil s’enroule!
Par Pierre-Luc Gagnon de Saguenay (arrondissement Chicoutimi, secteur de la coopérative… je vous donne mes coordonnées GPS dans mon prochain message!)