QUEBEC, le 10 avril 2006 - / LBR.ca / - La Fédération des commissions scolaires du Québec estime que le sondage diffusé par le Journal de Montréal et le Journal de Québec sur la perception de la population à l’égard des commissions scolaires témoigne certainement de l’importance de mieux communiquer à la population les services et les nombreuses réalisations du réseau scolaire qui demeurent trop souvent méconnus.
« Il est important, dans ce contexte, de rappeler que selon l’OCDE, le
système d’éducation québécois est l’un des meilleurs au monde, les coûts de gestion des commissions scolaires sont les plus bas dans les secteurs public et parapublic, soit 5 %. Rappelons également, qu’au cours des dernières années, les commissions scolaires ont procédé efficacement à leur fusion et à la mise en place des commissions scolaires linguistiques, implanté les maternelles cinq ans, développé des services de garde à l’école, qui accueillent chaque jour près de 250 000 enfants, mis en oeuvre des réformes majeures, réussi à maintenir l’équilibre budgétaire contrairement à bien d’autres organismes publics et parapublics. Ce sont là autant de réalisations importantes et extrêmement positives pour les élèves, les parents et l’ensemble de la société québécoise que ne reflète malheureusement pas le sondage. Aucun autre réseau n’a eu à relever autant de défis au cours des dernières années », de déclarer le président de la FCSQ, M. André Caron.
La FCSQ juge important de rappeler qu’un sondage Léger Marketing, réalisé en 2002, indiquait par ailleurs que le taux de satisfaction de la population à l’égard de l’école secondaire publique s’était accru considérablement, soit près de 20 % depuis 1993. Le même sondage démontrait aussi clairement que les commissions scolaires et les écoles ont intérêt à informer davantage la population, puisque les personnes qui se disaient suffisamment informées étaient aussi plus satisfaites du réseau scolaire.
Pourquoi se priver d’un pouvoir d’intervenir directement dans la gestion de notre système d’éducation
La FCSQ est d’avis que les citoyens du Québec n’ont aucun intérêt à se priver de la chance de pouvoir influencer les décisions d’un gouvernement local entièrement dédié à l’éducation comme c’est le cas partout en Amérique du Nord, sauf quelques exceptions particulières. D’ailleurs, combien de fois a-t-on entendu des représentants étrangers oeuvrant en éducation louanger notre situation où nous n’avons pas à faire de débats sur l’opportunité d’améliorer les services aux élèves à la même table où se décide la réparation des nids-de-poule.
« A mon avis, aucun citoyen ne souhaite se départir de son pouvoir d’influencer les orientations, les actions et les décisions de sa commission scolaire, que ce soit au regard du partage équitable des ressources entre les écoles, de l’aide aux élèves en difficulté, de l’organisation du transport scolaire, du développement de partenariat avec la communauté, du développement régional par le biais de la formation professionnelle, des services de l’éducation des adultes et de la formation continue. A cela ajoutons un transport scolaire efficace et sécuritaire qui transporte chaque jour sur 1 million de kilomètres plus de 600 000 élèves à bon port », d’ajouter M. Caron.
Enfin, la FCSQ s’étonne que certains représentants du monde municipal remettent en question le rôle des commissions scolaires puisque ce débat a largement été fait dans le cadre des Etats généraux sur l’éducation où les parents, les syndicats et les organismes de développement régionaux ont réclamé que l’on maintienne un palier intermédiaire démocratique entièrement dédié à la mission éducative, capable de représenter les citoyens et les citoyennes face au gouvernement.
Le président de la FCSQ se demande comment les municipalités pourraient faire mieux et à moindre coût. Par exemple, les coûts de main-d’oeuvre dans le secteur municipal excèdent largement les autres organismes publics et parapublics.
Rappelons que les commissions scolaires se composent de plus de 170 000 employés, plus d’un million d’élèves, de 2 900 bâtiments à entretenir et de 10 000 véhicules pour le transport scolaire. « Au lieu de vouloir s’accaparer les responsabilités d’un autre palier de gouvernement, il vaudrait mieux consolider le partenariat scolaire-municipal », de conclure M. Caron.
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/Renseignements: Denis Pouliot, Directeur des communications et des
affaires publiques, La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ),
(418) 651-3220, (418) 563-8434/
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