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« Hydro-Québec entre de plein pied dans le 21e siècle » - Equiterre, Greenpeace et le RNCREQ

Les nouvelles orientations présentées aujourd’hui par monsieur Thierry Vandal, nouveau président-directeur général d’Hydro-Québec, dans le cadre de la conférence de l’Association canadienne des membres de tribunaux d’utilité publique (CAMPUT) ont agréablement surpris les représentants du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ), de Greenpeace et d’Equiterre.
2005-05-02 14:19 - Communiqué de presse

MONTREAL, le 2 mai 2005 - / LBR.ca / - Monsieur Vandal annonçait en effet l’arrêt de la construction de centrales thermiques, de nouveaux appels d’offre d’énergie éolienne et le développement de nouvelles technologies électriques et énergétiques.

« Si ces orientations deviennent réalités, le portrait énergétique du Québec dans quelques années sera très différent de celui d’aujourd’hui » a déclaré Steven Guilbeault de Greenpeace, qui participe à la conférence. « De plus, les groupes écologistes se sont battus pour connaître les niveaux d’eau dans les réservoirs, voici maintenant que ce sera à la Régie de décider quant ces derniers seront rendus publics, un changement de cap important! ».

Les nouvelles orientations énoncées par monsieur Vandal prévoient notamment une place beaucoup plus importante aux énergies émergentes tels l’éolien et même le solaire en plus de faire une place de choix à l’efficacité énergétique.

Du côté du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ), qui participe également à la conférence de Québec, on se dit aussi particulièrement satisfait des nouvelles orientations de la société d’Etat. « C’est de la musique à nos oreilles », a déclaré Philippe Bourke, le directeur général du RNCREQ, à la suite du discours de monsieur Vandal. « Pour ceux qui, comme nous, vantent depuis longtemps les nombreuses vertus de l’efficacité énergétique, du couplage éolien-hydro et de la production d’énergie distribuée, c’est une grande nouvelle que d’entendre la direction d’Hydro reconnaître elle aussi le formidable potentiel d’innovation, d’économie, de compétitivité et de qualité de vie que portent ces options d’énergie. »

« Le Québec détient un immense potentiel en matière d’efficacité énergétique et d’énergie éolienne. Nous sommes très heureux qu’Hydro-Québec s’engage résolument dans l’exploitation de ces deux filières plus conformes aux principes de développement durable », a déclaré pour sa part Sidney Ribaux, coordonnateur général d’Equiterre, qui précise que la société d’Etat « ne peut, par contre, tout faire toute seule. Il faut faire place par exemple aux projets d’éolien communautaires, comme ceux proposés par les MRC du Bas Saint-Laurent. Il faut aussi bâtir et développer l’expertise québécoise en matière d’efficacité énergétique qui se trouve au sein de plusieurs groupes et acteurs de la société civile québécoise. »
Les groupes se disent d’autant plus heureux du virage en faveur de l’énergie éolienne et de l’efficacité énergétique que le développement tout azimut de l’énergie hydro-électrique au Québec tire à sa fin, en raison de la hausse croissante des coûts de production par kWh de cette filière. Par comparaison, les coûts par kWh des mesures d’efficacité énergétique et de l’énergie éolienne rendent ces deux filières beaucoup plus concurrentielles, notamment lorsque couplées aux installations hydroélectriques existantes. Cette nouvelle donne permet d’entrevoir, à terme, la fin de la construction de nouveaux ouvrages hydro-électriques, ce qui réjouit également les groupes.

Les groupes espèrent par ailleurs que les orientations dévoilées par Hydro-Québec aujourd’hui seront adoptées dans quelques mois par le gouvernement du Québec, dans le cadre de la nouvelle politique énergétique québécoise.

Les groupes resteront vigilants

Les trois groupes demeureront par ailleurs vigilants et suivront de façons très serrée plusieurs dossiers énergétiques au cours des prochaines années, parmi lesquels la réfection de la centrale nucléaire Gentilly 2, l’exploration et l’exploitation pétrolière et gazière dans le Golfe Saint-Laurent et le développement des nouveaux barrages hydro-électriques.

Les trois groupes se sont dits prêts à collaborer avec Hydro-Québec dans le cadre de ces nouvelles orientations.

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/Renseignements: Steven Guilbeault, Greenpeace, (514) 231-2650; Sidney
Ribaux, Equiterre, (514) 247-1006; Philippe Bourke, RNCREQ, (514) 791-7022/

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