Sacs de plastique non biodégradables - Dépôt d’un projet de loi
Le député Stéphan Tremblay prône l’usage des sacs biodégradables et souhaite ouvrir la voie à la collecte des matières compostables
2005-04-27 16:43 - Communiqué de presse
Québec, le mercredi 27 avril 2005 – / LBR.ca / - Le député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement et de parcs, M. Stéphan Tremblay, a déposé aujourd’hui un projet de loi visant à interdire la distribution de sacs de plastique non biodégradables pour l’emballage des achats.
« Sur le plan environnemental, il va de soi que l’alternative idéale aux sacs de plastique demeure la réduction de leur utilisation, le meilleur déchet étant celui qui n’existe pas. Je crois que ce projet de loi est un pas dans la bonne direction et je souhaite que le gouvernement en appuie le principe afin qu’il soit étudié en commission parlementaire. Il est essentiel d’entendre les groupes concernés afin que le projet de loi puisse être bonifié et que soient analysées les possibilités d’une certification éventuelle des sacs biodégradables au Québec », a indiqué M. Tremblay.
L’utilisation des sacs biodégradables compostables pourrait aider le Québec à atteindre les objectifs fixés par la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008, notamment ceux liés à la valorisation des matières putrescibles dans le but d’en faire du compostage. « C’est ainsi que 60 % de nos ordures ménagères pourraient servir à faire de la terre et de l’engrais naturel plutôt que d’être enfouies. L’utilisation de sacs d’épicerie biodégradables pour la collecte des déchets de table faciliterait la gestion des systèmes de compostage municipaux, puisque les sacs n’auraient plus besoin d‘être ouverts, ce qui diminuerait par le fait même les coûts de gestion », a ajouté le député.
Rappelons qu’au Québec, il se consomme, chaque année, autour de deux milliards de sacs de plastique. Ces sacs sont donc utilisés abondamment et, souvent, d’une façon qui ne correspond pas à un usage rationnel et durable des ressources. En fait, ils sont généralement conçus dans une perspective d’usage unique et ils sont distribués gratuitement et en grande quantité. « Alors qu’il ne prend qu’une seconde à être fabriqué, un sac de plastique n’a qu’une durée d’utilisation moyenne de 20 minutes et prendra 400 ans à se décomposer », a expliqué le député.
À ce jour, plusieurs gouvernements à travers le monde se sont dotés d’une législation ou ont mis en place diverses mesures visant à réduire les effets environnementaux reliés aux sacs de plastique. C’est le cas, notamment, de l’Irlande, du Danemark, de la Corse, de l’Afrique du Sud et de Taiwan. Ces mesures peuvent prendre la forme d’une « taxe verte » imposée aux producteurs, détaillants ou consommateurs, de mesures incitatives à la récupération et au recyclage, de campagnes d’éducation populaire, entre autres.
– 30 –
SOURCE : Renée-Claude Boivin
Attachée de presse
Aile parlementaire du Parti Québécois
(418) 643-2743