Montréal, le 21 février 2008 – / LBR.ca / - La MRC de la Minganie recevra sous peu une somme de 6 millions de dollars, qui constitue une première tranche des compensations financières découlant de l’entente conclue avec Hydro-Québec concernant le complexe hydroélectrique de la rivière Romaine. Cette annonce survient plus de dix mois avant la tenue des audiences publiques du mégaprojet hydroélectrique qui ne devraient être enclenchées qu’à la fin de l’année 2008.
Le processus d’examen environnemental qui s’annonce présente, encore une fois, toutes les allures d’une mascarade. « Que les milieux locaux bénéficient des projets de développement énergétique qui ont lieu sur leur territoire est légitime en soi. Or, que cette répartition de bénéfices s’amorce avant même que soit évalué le bien-fondé économique et énergétique d’un projet qui coûtera plus de 6.5 milliards à la collectivité québécoise dépasse l’entendement», affirme Michel Gauthier, directeur général de la Fondation Rivières. Ainsi, la tenue d’une commission visant l’examen public du projet de La Romaine n’aura que pour seule utilité, l’évaluation des mesures d’atténuation des impacts environnementaux d’investissements déjà ficelés financièrement entre le promoteur et ses co-bénéficiaires.
Qui plus est, la Fondation Rivières déplore qu’actuellement ni la Régie de l’Énergie ni le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, ne disposent de pouvoirs décisionnels relativement à la justification énergétique ou économique d’un projet de production. « On avance à toute vapeur vers un nouveau mégaprojet qui coûtera plus de 8 sous le kW/h, alors qu’il en coûterait 5.5 le kW/h pour la production d’énergie provenant de la filière éolienne qui serait développée par le secteur public », soutient Michel Gauthier.
De même, dans la perspective d’un parc de production à plus de 95% d’origine hydraulique, l’ajout continu d’une capacité de production hydraulique rend la sécurité des approvisionnements de plus en plus vulnérable aux variations à court terme de la demande et de l’hydraulicité. La diversification des sources d’approvisionnement, d’une part par l’utilisation du potentiel éolien disponible en hiver, et d’autre part par le recours à l’énergie solaire et à la géothermie, sont des solutions qu’il importe de considérer avant de harnacher une autre grande rivière vierge du Québec.
• 30 –
Informations : Michel Gauthier, directeur général, (514) 272-2666
Réagir à cet article
Version imprimable
Envoyer à un ami
Pour d'autres informations dans « Développement durable
»...
LBR.ca - Saguenay-Lac-St-Jean - AB