Dans le cadre des Journées québécoises de la solidarité internationale du 8 au 18 novembre 2007...
2007-11-14 14:08 - Commentaire d'opinion
- / LBR.ca / - Dans le cadre des Journées québécoises de la solidarité internationale du 8 au 18 novembre 2007 dont le thème est « la terre à bout de ressources : contrôlons l’exploitation minière et forestière », j’aimerais vous partager une nouvelle qui peut paraître anodine mais qui signifie beaucoup dans le combat international contre la déforestation des forêts tropicales. Il y a quelques semaines, le gouvernement équatorien s’est privé de 920 millions de barils de pétrole lourd afin de protéger le Parc National Yusani. Le président de l’Équateur a déclaré un moratoire à durée indéfinie sur l’exploitation pétrolière dans ce parc. Cela signifie la protection du couvert forestier délimité par les frontières de ce parc. Comme vous pouvez l’imaginer, les occasions sont rares où l’on choisit la protection de la biodiversité et des droits des peuples indigènes plutôt qu’une source de revenu non négligeable.
J’en profite pour mentionner que ce parc est encastré dans l’un des plus grands poumons de la planète : la forêt amazonienne. Cette forêt a malheureusement besoin de tous les petits coups de pouce possibles pour ralentir sa déforestation. Encore aujourd’hui, en 2007, la forêt amazonienne au cœur de l’Amérique du Sud est amputée de plus de 42 milliards de m2 de couvert forestier par an, soit 1 350 m2 chaque seconde, ce qui correspond à la surface d’un terrain de football toutes les 7 secondes. Malgré ses récents efforts, l’Équateur détient le record mondial de déforestation avec un taux annuel de 1,7 %, loin devant le Brésil (0,6 % par an). À ce rythme, il n’y aura plus de forêts primaires en Équateur d’ici 60 ans.
La principale cause de déboisement dans le monde est l’exploitation forestière. Les ravages qu’elle produit sont énormes. Les arbres sont coupés ou brûlés infiniment plus vite que le rythme de régénération ou de reboisement. Chaque année, de nombreuses forêts sont donc entièrement rasées, avec des outils et des méthodes d’une incroyable efficacité. Victimes collatérales de la « coupe à blanc », beaucoup d’arbres sont abattus alors qu’ils n’intéressent même pas les compagnies forestières : seulement ceux qui pourront être vendus sont récupérés.
Plusieurs pistes de solutions sont à notre portée pour ralentir la disparition de ces forêts. On peut, par exemple, diminuer l’utilisation d’arbres dans la fabrication du papier en utilisant des fibres post-consommation. On peut aussi aider les populations des pays en développement à mettre en place des systèmes de chauffage qui utilisent d’autres sources d’énergie que le bois en soutenant les organisations de coopération internationale qui travaillent en ce sens.
Je vous invite à vous renseigner sur la problématique de la déforestation à l’échelle planétaire et d’en discuter avec votre entourage. Le premier pas vers l’action est l’information.
Frédéric Beaulieu
Responsable de la sensibilisation du public
Centre de solidarité internationale SLSJ