La Fédération des producteurs de bois du Québec réagit aux mesures pour atténuer les impacts de la baisse de la possibilité forestière
Les propriétaires de forêts privées : partenaires incontournables d’une
meilleure gestion de la forêt québécoise
2005-03-24 14:15 - Communiqué de presse
LONGUEUIL, le 24 mars 2005 - / LBR.ca / - La Fédération des producteurs de bois du Québec (FPBQ) prend acte de la volonté du gouvernement du Québec de passer à une gestion responsable de la forêt dans une perspective de développement durable. Elle constate cependant que les mesures d’atténuation des impacts de la baisse de possibilité forestière annoncées hier ont bien peu à voir avec l’amélioration de l’état des forêts. Les propriétaires de forêts privées souhaitent qu’on leur donne les moyens de gérer durablement leurs forêts et nombre d’entre eux sont prêts à en intensifier la mise en valeur. Ils invitent le gouvernement à s’attaquer au problème à la base, en mettant rapidement en oeuvre un projet de restauration et d’amélioration de la productivité des forêts québécoises et plus particulièrement de celle des forêts privées, qui offrent le potentiel le plus intéressant.
En réaction aux annonces faites hier par les ministres Corbeil, Courchesne, Normandeau et Béchard, le président de la FPBQ, M. Adéodat St-Pierre, a déclaré : « L’adaptation de la main-d’oeuvre, de l’industrie et des communautés, c’est incontournable dans le contexte actuel. Mais on est en train d’oublier un important morceau, le développement des forêts ! Si on les avait mieux aménagées, on en serait pas là aujourd’hui. » La FPBQ constate que le ministère des Ressources naturelles et de la faune identifie l’utilisation du plein potentiel de la forêt privée comme une mesure d’adaptation pour aider les scieries à faire face à la baisse de possibilité forestière. Toujours selon M. St-Pierre, « C’est une bonne nouvelle si ça veut dire qu’on aura les budgets pour intensifier la mise en valeur. C’est une nouvelle inquiétante si ça veut dire qu’on veut se contenter d’intensifier la récolte de bois sans intensifier aussi l’aménagement forestier. On a hâte d’en savoir plus sur les intentions du gouvernement. Faudrait surtout pas répéter en forêt privée les erreurs qui ont conduit à la situation actuelle en forêt publique ! ».
La FPBQ souhaite que les Conférences régionales des élus (CRE) qui seront appelées à convenir de contrats de développement et de diversification auront la clairvoyance d’y inclure à court terme des actions pour développer l’intéressant potentiel des forêts privées. Selon la Commission Coulombe, ces forêts pourraient avoir une productivité au moins deux fois plus élevée. Mais si on veut compter sur cet apport supplémentaire un jour, on doit dès maintenant investir dans leur culture. La FPBQ et ses syndicats affiliés comptent entrer bientôt en contact avec les CRE pour être associés à l’élaboration des plans d’action régionaux et des contrats de développement et de diversification.
On se rappellera que les conditions de vente du bois ne permettent pas aux propriétaires de forêts privées de dégager les ressources financières nécessaires à la réalisation de la plupart des travaux sylvicoles. Depuis plus de trente ans, ils comptent sur un fructueux partenariat avec le gouvernement québécois pour les soutenir dans l’aménagement durable de leurs forêts. Ce partenariat s’est récemment fragilisé et ce, à un bien mauvais moment. Alors que l’état des forêts invite à un investissement plus important, les propriétaires de forêts privées doivent plutôt faire face à la réduction des budgets dédiés à la culture des forêts.
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/Renseignements: M. Jean-Pierre Dansereau, Directeur général, Fédération
des producteurs de bois du Québec, (450) 679-0540 poste 8200/