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Avenir énergétique du Québec :

La Fondation Rivières presse les partis politiques de s’engager à privilégier des mesures d’économie d’énergie
2007-03-16 08:35 - Communiqué de presse

Montréal, le 16 mars 2007 - / LBR.ca / - Au cours des trois dernières décennies, la croissance de l’offre énergétique du Québec a été largement assurée par la multiplication des chantiers hydroélectriques. Sans nier le rôle crucial qu’a pu jouer cette filière dans le développement du Québec moderne, il importe aujourd’hui d’analyser les nouvelles options, beaucoup moins coûteuses au plan social et environnemental que l’hydroélectricité, qui permettraient de préserver notre patrimoine naturel pour les générations futures tout en favorisant l’essor économique et social de nos communautés.

À l’heure où plusieurs projets d’Hydro-Québec et de petites centrales menacent l’intégrité écologique de nos dernières rivières vierges, la Fondation Rivières presse donc l’État québécois de :

1- Prioriser en tout premier lieu la pleine réalisation du potentiel d’économie d’énergie d’Hydro-Québec, avec des incitatifs financiers, en s’assurant notamment que les ménages à faibles revenus puissent avoir accès aux programmes d’amélioration des bâtiments et en prévoyant, dans leur cas, des dispositions particulières de financement des mesures d’efficacité énergétique ;
2- donner suite aux recommandations de la Régie de l’énergie relatives à la mise à jour des normes nationales de construction et d’apporter les modifications appropriées à la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, particulièrement pour rendre obligatoire l’optimisation, sur le plan énergétique, de l’orientation géographique des bâtiments et de leur fenestration ;
3- favoriser ensuite les filières énergétiques qui comportent le moindre coût social et environnemental et qui assurent le plus grand niveau d’indépendance à l’égard de l’approvisionnement, soit : l’énergie solaire passive ou active, son développement, sa promotion et son intégration aux normes nationales du bâtiment, l’énergie géothermique et l’énergie éolienne ;
4- s’assurer, en tout temps, que le parc de production, de distribution et de transport intégré des richesses énergétiques du territoire demeure une propriété publique, afin de pouvoir continuer à offrir des tarifs d’électricité avantageux à la collectivité québécoise et garantir une juste répartition des revenus générés par la mise en valeur du patrimoine naturel ;
5- établir un objectif pour Hydro-Québec à l’effet de développer, en priorité, le jumelage Parce que les rivières sont belles et utiles naturelles éolien-hydraulique de manière à réduire de 10%, d’ici 10 ans, la part de l’hydroélectricité dans l’ensemble de ses approvisionnements (ce qui la ramènerait de 95 à 85%) ;
6- établir un objectif national visant à déplacer, d’ici 10 ans, au moins 10% de nos besoins énergétiques liés au chauffage des bâtiments vers des sources d’énergie non polluantes, renouvelables et autonomes telles que l’énergie solaire, la géothermie et la biomasse afin de limiter le recours à l’électricité à la pointe de l’hiver ;
7- consacrer 5% des dividendes annuels d’Hydro-Québec à un fonds, accessible à toutes les régions et géré en fonction de normes nationales, dédié au développement du potentiel écotouristique d’un réseau de rivières patrimoniales québécoises protégées.
8- n’autoriser, dans le domaine hydroélectrique, que des projets relatifs au potentiel résiduel des grands cours d’eau déjà harnachés (la centrale de Péribonka, par exemple) qui consistent à produire plus d’énergie avec la même eau ; exclure à l’opposé les projets qui consistent à produire plus d’énergie avec plus d’eau, à savoir ceux qui impliquent des détournements de rivières ou le harnachement de rivières encore vierges ;

Des élections générales se tiendront le 26 mars prochain au Québec. Étant donné l’importance des enjeux en présence, la Fondation Rivières estime que la population québécoise est en droit de connaître les orientations que préconise chacun des partis en matière de politique énergétique.

« Est-ce que l’on va harnacher toutes les rivières du Québec avant de commencer à les protéger, comme on a fait à nos forêts?» de dire Michel Gauthier, directeur général de la Fondation Rivières. Parce qu’elle estime que les rivières sont belles et utiles naturelles, la Fondation Rivières invite les différentes formations politiques à se positionner clairement en faveur des propositions qu’elle leur soumet aujourd’hui.

Informations : Michel Gauthier, directeur général, (514) 272-2666

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